Les tests d'émissions, les voitures à moteur thermique n'y échappent plus depuis longtemps. Ce sont eux qui ont fait disparaître des moteurs mythiques, et eux qui empêchent certains automobilistes d'entrer en ville. Mais les VE aussi devront se soumettre au test d'émissions à partir de novembre. Hein ?
Freins et pneus
Évidemment, des professeurs en blouse blanche ne vont pas brancher des ordinateurs de test sur le pot d'échappement d'une VE. On est d'ailleurs persuadés qu'il existe quelque part une VE avec un faux échappement – on a déjà eu droit aux faux passages de vitesses et aux faux bruits de moteur – mais les émissions d'une voiture électrique, ce n'est pas là qu'il faut les chercher.

Non, elles proviennent des particules fines libérées par le freinage et l'usure des pneus. Selon une étude de l'OCDE, les VE lourdes émettent des particules fines non liées à l'échappement à un niveau équivalent, voire supérieur, à celui de véhicules thermiques comparables.
Même la batterie est testée
L'Europe impose même un plafond à ces émissions : une VE ne peut émettre plus de 3 milligrammes de particules PM10 de freinage par kilomètre. Le moyen de limiter ces émissions ? Freiner davantage par régénération – donc sur le moteur. L'usure des pneus, elle aussi, est scrutée à la loupe.

Par ailleurs, l'Europe fixe aussi des standards pour la batterie de votre VE. Votre voiture électrique devra conserver au moins 80 pour cent de sa capacité d'origine après cinq ans ou 100.000 kilomètres. Après huit ans ou 160.000 kilomètres, ce chiffre devra être d'au minimum 72 pour cent. Ces nouvelles normes entreront en vigueur pour les véhicules neufs testés à partir du 29 novembre 2026.
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