Les droits de douane sur les voitures chinoises sont en vigueur depuis près de deux ans. Pour renforcer la concurrence sur le continent, l'UE impose une taxe supplémentaire sur les VE chinoises. En Chine, de nombreuses marques automobiles bénéficient en effet de subventions étatiques, ce qui constitue un avantage concurrentiel déloyal, selon l'Union européenne. Sauf que ces subventions ne concernent pas uniquement les VE…
NEV
En Chine, on aime employer le terme New Energy Vehicle, un concept qui englobe aussi bien les voitures électriques que les hybrides rechargeables. Et ce sont précisément ces véhicules qui reçoivent un coup de pouce du gouvernement chinois. La Commission européenne souhaite donc, dans le prolongement des droits de douane sur les VE chinoises, limiter l'avantage concurrentiel des hybrides rechargeables. Du moins, c'est ce qu'écrit le Handelsblatt allemand.

Les constructeurs chinois ont en effet changé leur fusil d'épaule ces derniers mois. Les VE continuent d'affluer sur notre marché, mais la part des PHEV progresse encore plus vite. En avril 2026, les ventes de plug-in hybrides chinoises dans l'UE ont bondi de 236%, tandis que les ventes de modèles électriques de ces mêmes marques n'ont "que" progressé de 105%. Autre exemple parlant : environ 70% des BYD vendues en Allemagne en mai étaient des hybrides rechargeables, ce qui fait de la marque le constructeur PHEV le plus populaire du pays, a calculé le Handelsblatt.
Phase finale
Le quotidien économique allemand est convaincu que la Commission européenne se trouve déjà à un stade avancé en ce qui concerne l'instauration d'une taxe à l'importation sur les PHEV produites en Chine. Celle-ci serait à nouveau spécifique à chaque marque, comme pour les VE, bien que les montants seraient moins élevés.
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