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Pousse-toi, Opel : voici le plan de Stellantis pour redevenir rentable

Stellantis, maison mère de Peugeot, Fiat et Opel entre autres, a un plan. Le groupe veut redevenir rentable d'ici 2030 et prend pour cela des mesures drastiques. Une toute nouvelle plateforme électrique est prévue, mais ces innovations se concentreront sur à peine quatre marques phares.

Ça ne t'a sans doute pas échappé non plus : quand le nom « Stellantis » apparaît dans l'actu ces temps-ci, c'est rarement une bonne nouvelle. Le géant automobile fait régulièrement face à des rappels massifs depuis la fusion de PSA et FCA, tandis qu'une part considérable de son portefeuille de 14 marques s'avère non rentable. Il était donc temps d'agir. Et maintenant, on sait à quoi ressemble le plan.

Quatre marques sur le devant de la scène

Avant que les sueurs froides ne te gagnent : Stellantis ne laisse pour l'instant mourir aucune de ses marques automobiles. Voilà pour la bonne nouvelle. Cela ne veut pas dire qu'elles ne seront pas touchées, bien au contraire. Le groupe a en effet tiré quatre noms qui feront désormais office de marques phares — même si ça sonne un peu arbitraire pour nous, Européens. Ces noms sont Jeep, RAM, Peugeot et Fiat. Ensemble, avec la branche véhicules utilitaires Pro One, ils capteront pas moins de 70 pour cent des futurs investissements produit.

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Stellantis plan 2026

Tu lis bien : Stellantis n'investira pratiquement plus spécifiquement dans des marques historiques comme Opel, Citroën et Alfa Romeo… Encore que ce « spécifiquement » n'est pas là par hasard. Les quatre marques phares serviront de first launchers et bénéficieront en priorité des nouvelles technologies. Les autres marques pourront ensuite en profiter — un peu comme Peugeot a d'abord eu un 3008 avant que l'Opel Grandland et le Citroën C5 Aircross ne suivent. Par ailleurs, DS repasse davantage sous l'aile de Citroën et Lancia sous celle de Fiat, tandis que Maserati fait cavalier seul avec deux nouveaux modèles du segment E. Stellantis en dira plus à ce sujet ultérieurement.

Une seule plateforme modulaire pour VE

Quelles nouveautés ces quatre marques phares peuvent-elles espérer ? Pour commencer, une toute nouvelle plateforme. Elle répond au nom de STLA One et, contrairement aux bases actuelles STLA Small, STLA Medium, STLA Large et STLA Frame, il s'agit d'une seule plateforme modulaire capable d'accueillir des voitures du segment B au segment D. Autre différence de taille par rapport à ses prédécesseurs : c'est une plateforme 100 % électrique en 800V, équipée de batteries LFP économiques et compatible avec la technologie steer-by-wire et les mises à jour over-the-air, entre autres. À la clé : un coût inférieur de 20 pour cent par rapport aux bases actuelles.

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Stellantis plan 2026

D'ici 2035, Stellantis prévoit de lancer plus de 30 modèles sur la plateforme STLA One. Mais pas besoin d'attendre aussi longtemps : dès l'année prochaine, un premier VE l'utilisant devrait arriver sur le marché. On ne sait pas encore lequel. Il y a toutefois de fortes chances que ce soit un modèle de l'une des quatre marques phares, et notre regard se tourne spontanément vers le Peugeot Polygon Concept, qui donnait un avant-goût d'une future e-208… Mais ce n'est pas encore confirmé pour l'instant.

Des partenariats à tout-va

Ce qui est sûr, c'est que Stellantis va miser davantage sur les collaborations avec d'autres acteurs du secteur automobile. La semaine passée en a donné plusieurs signaux clairs : une nouvelle joint-venture avec le chinois Dongfeng a été annoncée, ainsi qu'un partenariat improbable avec Jaguar Land Rover. En parallèle, le mariage avec Leapmotor se resserre, Stellantis s'associe avec Tata pour les marchés asiatique, moyen-oriental et africain, et des collaborations sont nouées avec Qualcomm, Wayve, NVIDIA, Uber et CATL, entre autres, pour des domaines comme la technologie de batteries, les microprocesseurs et l'intelligence artificielle.

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Stellantis plan 2026

Un plan de cette envergure a évidemment un prix. Stellantis devra donc d'abord consentir un investissement conséquent : 60 milliards d'euros à injecter dans toutes ces collaborations et développements au cours des cinq prochaines années, avant d'en récolter les fruits. Suffisant pour rendre Stellantis à nouveau rentable ? On ne pourra le dire avec certitude qu'après coup.

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