Spyker a jadis été propriétaire de Saab et possédait sa propre écurie de Formule 1, mais s'est aussi retrouvé plusieurs fois au bord du gouffre financier. L'histoire du constructeur néerlandais de voitures de sport au caractère bien trempé se lit comme des montagnes russes — et repart clairement vers les sommets. Spyker s'apprête en effet à renaître une énième fois, sans pour autant oublier ses racines.
Du concret, rien que du concret
Car fidèle à ses bonnes vieilles habitudes, Spyker reste résolument oldschool. Le V8 biturbo de quatre litres signé Audi, 800 ch et 1.000 Nm, ne se pilote pas avec des palettes au volant, mais bien avec une bonne vieille boîte manuelle à six rapports. Et la puissance ? Elle est envoyée uniquement aux roues arrière via un différentiel à glissement limité. Voilà qui a le mérite d'être franc du collier, Spyker !

À l'intérieur aussi, la C8 Preliator reste délicieusement à contre-courant. Quasiment pas d'écrans, mais une foule de compteurs analogiques, des interrupteurs en aluminium et plus de cuir que dans le donjon moyen. Pour les détails, les Néerlandais ont clairement pris leur temps. Selon Spyker, il faut environ 2.100 heures pour construire une seule voiture. Le volant, par exemple, est cousu à la main par un seul artisan pendant quatre heures.
Spyker compte produire 25 exemplaires de cette C8 Preliator XXV Coupé et envisage l'avenir avec un optimisme affiché, notamment grâce à l'investissement de plusieurs millions d'un homme d'affaires ukrainien. Quel défi aimeriez-vous voir ces ambitieux Néerlandais relever ? Dites-le-nous dans les commentaires !
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