Xiaomi a présenté son nouveau matériau miracle : Titan Alloy 2.0, un alliage d'aluminium composé à 100 % de métal recyclé. Pas de mines, pas de nouvelle bauxite, juste du vieil aluminium qui entame une seconde vie en tant qu'élément structurel du soubassement arrière — et ce, dans la zone structurelle la plus sollicitée. Pour ceux qui aiment balancer des chiffres au comptoir : les émissions de ce matériau s'élèvent à 1,1 kg de CO2 par kilogramme, contre un multiple de ce chiffre pour l'aluminium classique. L'institut suédois IVL a vérifié ces données et les a fait enregistrer à l'international. Ce n'est donc pas un baratin marketing pondu par un stagiaire armé d'un template Canva.
De la casse à la gigacasting
Le processus de production ressemble à un épisode d'un obscur documentaire Netflix sur le travail des métaux : cinq étapes préparatoires, puis la fusion, puis l'ajustement de la composition, et enfin direction la ligne de gigacasting. Des scans aux rayons X doivent garantir que le résultat final est structurellement aussi solide que l'aluminium coulé de manière traditionnelle. Une commission technique de la China Machinery Industry Federation a co-validé cette solidité. C'est important, car ce n'est pas un hasard si Xiaomi prépare aussi une voiture de sport électrique à deux portes. Apparemment, à Pékin, on ne veut pas seulement rouler plus vite que la concurrence, mais aussi couler plus propre.

Et c'est ici que ça devient vraiment intéressant pour nous : chaque voiture qui sort de la chaîne avec ce moulage permet d'économiser environ 800 kg de CO2 en production. Multipliez ça par la capacité annuelle prévue de 550.000 exemplaires pour la prochaine plateforme, et vous arrivez à quelque 450.000 tonnes d'émissions en moins par an.
Pourquoi c'est une info importante pour nous
L'Europe met actuellement en place son Carbon Border Adjustment Mechanism, une taxe qui fait payer un supplément aux voitures importées en fonction de leur empreinte écologique sur l'ensemble du cycle de vie. En bref : plus le processus de production est polluant, plus la facture à la frontière européenne est salée. Pour des modèles comme la Xiaomi YU7 GT, qui a d'ailleurs déjà impressionné avec un record au tour sur le Nürburgring, un atelier de coulée plus propre compte donc directement dans le prix final affiché en concession chez nous. Encore faut-il que Xiaomi arrive un jour sur le sol belge…
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