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Les voitures électriques sont-elles vraiment dangereusement silencieuses ?

Les voitures électriques sont trop silencieuses, affirmait l'institut de sécurité routière Vias la semaine dernière. Faut-il que toutes électriques les émettent un ronronnement de V8 à des vitesses allant jusqu'à 100 km/h au nom de la sécurité ? Selon Febiac, la fédération de l'industrie automobile et du deux-roues en Belgique, la réalité est un peu plus nuancée.

Qu'une voiture électrique fasse moins de bruit à basse vitesse qu'un véhicule à moteur thermique, ce n'est pas un scoop. C'est précisément pour cette raison qu'un système AVAS, qui produit un son artificiel à basse vitesse et en marche arrière, est obligatoire depuis 2021 pour tout nouveau véhicule électrique ou hybride rechargeable commercialisé en Europe. Il ne s'agit donc pas d'un dispositif de sécurité manquant, mais bien de la question de savoir si ce dispositif fonctionne correctement aujourd'hui.

Pas un équipement manquant, mais un débat sur l'efficacité

L'étude de Vias montre que certains véhicules électriques testés sont détectés plus tardivement que d'autres, et que les performances des systèmes AVAS varient d'un modèle à l'autre. Une conclusion que Febiac tient à nuancer : "Il convient de souligner que les tests réalisés portaient sur un nombre limité de véhicules et se sont déroulés dans des conditions expérimentales spécifiques. Les participants ont évalué la détectabilité des véhicules sur la base d'enregistrements sonores dans un environnement contrôlé."

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Renault Twingo E-Tech test belgie info

"Ces observations permettent d'étudier la perception acoustique de certains véhicules, mais elles ne suffisent pas pour tirer des conclusions sur le comportement de l'ensemble du parc de voitures électriques circulant aujourd'hui sur les routes", précise la fédération dans un communiqué de presse.

Un chiffre qui demande du contexte

Le chiffre qui circule le plus : dans 42 pour cent des accidents impliquant une voiture électrique, un usager vulnérable de la route est concerné, contre 27 pour cent pour l'ensemble des voitures. À première vue, un écart douloureux. Mais Febiac rappelle qu'une corrélation statistique n'est pas un lien de cause à effet. Environnement urbain ou rural, densité de trafic, infrastructure, vitesse, comportement des usagers de la route et exposition aux piétons et cyclistes : tout cela entre en jeu. Et rien n'indique aujourd'hui que le bruit émis par le véhicule en soit la cause principale.

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Test Mercedes GLC 400 EV 2026

Par ailleurs, le parc de voitures électriques évolue à toute vitesse : les modèles plus récents embarquent de série des systèmes d'aide à la conduite plus avancés, comme le freinage d'urgence automatique et la détection de piétons ou de cyclistes. Beaucoup des études internationales souvent citées datent d'avant l'entrée en vigueur complète de l'AVAS en 2021. Des recherches plus récentes menées au Royaume-Uni, réalisées après cette obligation, montrent même des taux d'accidents avec piétons comparables entre voitures électriques et véhicules à moteur thermique.

Pensez-vous que les voitures électriques devraient aussi produire davantage de bruit pour des raisons de sécurité, ou voyez-vous d'autres moyens d'améliorer la sécurité routière ? Dites-le-nous dans les commentaires !

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