Petit retour en arrière. Lors d'une réunion avec le PR local de Ford, nous avons glissé qu'il y avait toujours de la place dans notre garage pour des essais longue durée. Grande fut notre surprise quand il n'a pas proposé le énième VE bien sage, mais bien le Ranger PHEV. Selon lui (un homme qui, dans une autre vie, a aussi été journaliste automobile), c'était le meilleur pick-up qu'il ait jamais conduit. Ça, on voulait bien le vérifier avec plaisir.
Camping à cheval
Honnêtement ? Nos préjugés étaient énormes. Parce qu'un pick-up, ça doit tourner avec une mécanique la plus simple possible. Non ? Juste un gros diesel bien costaud à l'avant avec la force de traction d'un trou noir. Après tout : pourquoi un conducteur de pick-up irait-il chercher des gadgets techniques dans son cheval de labour ? Eh bien, on a été remis à notre place avant même de réceptionner "notre" Ranger PHEV. Depuis le lancement du Ranger PHEV, nous connaissons en effet dans notre entourage proche deux personnes qui ont franchi le pas. Un entrepreneur paysagiste qui venait d'un SsangYong Actyon Sports et qui aime camper en mode off-grid, et une passionnée d'équitation qui venait de la génération précédente du Ford Ranger.

Les deux propriétaires sont entre-temps tombés amoureux de leur Ranger PHEV — également en tenue Wildtrack. L'entrepreneur paysagiste est élogieux sur le confort au quotidien (ce qui n'est pas difficile quand on vient d'un SsangYong à boîte manuelle) et la cavalière a trouvé la transition totalement sans effort. Un beau signe qu'un conducteur de pick-up aguerri n'a pas à changer ses habitudes avec le Ranger PHEV.
Pas un Ranger au rabais
Nous l'avons aussi constaté de visu. OK, le Ranger PHEV a bien une "trappe de réservoir" supplémentaire dans laquelle se glisse par hasard la prise de votre borne domestique (ou d'une borne AC publique), mais pour le reste, c'est un Ranger pur sang. Vous pouvez tracter 3,5 tonnes (ce que nous avons aussi mis à l'épreuve), la benne avale du matériel de chantier, des déchets de parc à conteneurs & — avec le couvre-benne ouvert — deux VTT 29", et toute la carrosserie est truffée de crochets et d'œillets pratiques pour arrimer du matériel.

La puissance du Ranger PHEV (281 ch et 647 Nm) ne raconte d'ailleurs que la moitié de l'histoire. Non seulement il est ainsi plus puissant que le Ranger V6 diesel 3 litres, mais le moteur électrique donne au Ranger PHEV un shwung au démarrage qui fait que, même en tant que conducteur de VE aguerri ou habitué des berlines, vous n'avez pas l'impression d'être au volant d'un cheval de trait. Avec 9,2 secondes pour atteindre les cent, ce n'est pas une bête de course, mais l'accélération au départ arrêté est plus qu'honorable.

Ça peut sembler être un prérequis sur le cahier des charges d'un pick-up, mais cela permet aussi de l'utiliser tout simplement au quotidien pour vos déplacements habituels. Mieux encore : souvent, une autre voiture (de presse) restait dans l'allée et nous sautions tous dans le Ranger. Toute la famille n'avait rien à redire sur le confort de conduite, et côté infotainment et connectivité smartphone, le Ranger n'a pas failli non plus. Autre élément qui a fait l'unanimité : le système audio Bang & Olufsen. Il ne coûte que 320 euros (HTVA) et transforme le Ranger en boîte de nuit haut de gamme… alors pourquoi s'en priver ?!
Sobre en combo, glouton en mode EV
Jusqu'ici, un éloge complet pour le Ranger PHEV, et ça continue quand on regarde sa consommation. Ford annonce une autonomie électrique maximale de 43 km et — honneur à qui le mérite — c'est à peu près ce que nous avons obtenu en pratique. Sachez toutefois que cela correspond à une consommation électrique de 30 kWh/100 km. Très efficient, ce n'est évidemment pas le cas. En revanche, si vous utilisez le Ranger PHEV comme un vrai "faux hybride" (sans jamais le brancher), vous regardez une consommation de 9,4 l/100 km. Ce qui en fait, même dans ce cas, le Ranger le plus sobre du marché.

Celui qui achète ce Ranger avec l'idée de rouler 90 % du temps en électrique ne fait soit que de très courtes distances, soit doit revoir un peu ses attentes. Ne le voyez donc pas comme un plug-in pour rouler en électrique, mais plutôt comme un Ranger avec une gigantesque powerbank (comme nous l'avons constaté nous-mêmes). Autre détail intéressant : depuis 2023, en tant que particulier, vous payez le tarif plein de BIV et de taxe de circulation pour un pick-up (la fin de l'avantage "utilitaire léger"), mais dans le cas de ce Ranger PHEV, on parle d'environ 700 euros de BIV et à peine 90 euros de taxe de circulation par an. Vive le plug-in ?
Après 3 mois de Ranger PHEV
Bref, on aimerait qualifier ce Ranger PHEV de voiture familiale ultime, mais soyons honnêtes : avec un prix d'entrée de plus de 61 000 euros (TVA comprise), on peut aussi acheter beaucoup d'autres voitures, et ses 5,35 mètres de long, c'est peut-être un poil trop pour la plupart des familles. Vous envisagez ce pick-up en tant que professionnel pour remplacer votre pick-up diesel ou essence actuel ? Alors le Ranger PHEV est peut-être le meilleur achat que vous ferez jamais. De notre côté, nous étions sur le point de transformer Autofans en Jardimagefans pour acquérir une meute de Ranger PHEV. Tu vas nous manquer, 2-HBA-039…

Retrouvez ici la PARTIE 1, la PARTIE 2, la PARTIE 3 et la PARTIE 4 de notre journal de bord du Ford Ranger PHEV !
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