Quel est le prix moyen d'une voiture du segment premium (dans cette étude : Audi, BMW, Mercedes-Benz, Volvo et Lexus) ? Et qu'est-ce qui fait que ce prix est plus élevé à un endroit qu'à un autre ? AutoScout24 a analysé l'offre premium (véhicules publiés sur AutoScout24) et la demande sur base des immatriculations.
Plus cher en Flandre… mais pas toujours
AutoScout a ainsi établi le prix moyen d'une voiture premium par province. Et même si les prix en Flandre sont globalement plus élevés qu'en Wallonie ou à Bruxelles, les écarts régionaux restent considérables. Ainsi, le Brabant flamand est la seule province flamande à se situer, avec € 30.789, sous la moyenne nationale. Tandis que le Brabant wallon et le Luxembourg se rapprochent de la moyenne d'environ 33.000 euros. Il y a donc bien plus qu'un simple clivage nord-sud, conclut AutoScout.

Mais qu'est-ce qui provoque cet écart de prix ? La structure (le pourcentage d'offre premium et l'âge moyen de cette offre) se reflète directement dans les prix moyens par province. Les provinces flamandes où la part d'offre premium dépasse 35 % affichent des prix nettement supérieurs à la moyenne nationale. En Brabant wallon (24 % d'offre premium) ou dans le Hainaut (29 %), les prix moyens restent plus modérés.
L'âge du parc
Au-delà du volume, l'âge moyen du segment premium entre aussi en jeu. Les provinces flamandes disposent en moyenne d'un parc premium plus jeune, autour de 6 à 7 ans (6,6 ans en Limbourg, 6,8 ans en Flandre-Orientale et 6,9 ans à Anvers). À Bruxelles (8,6 ans) et en Brabant wallon (8,3 ans), l'offre premium est nettement plus âgée. La différence ne tient donc pas uniquement à la part de voitures premium, mais aussi à leur âge.

Bruxelles est peut-être le point de données le plus intrigant du rapport. L'offre premium y atteint 31,3 %, comparable à la moyenne nationale. Pourtant, le prix moyen d'une voiture premium y est de loin le plus bas : 24.855 euros. L'explication ? L'âge. Avec une moyenne de 8,6 ans, le parc premium bruxellois est nettement plus vieux que dans le reste du pays.
Conclusion
Plutôt que l'image classique d'un Nord opposé au Sud, l'analyse révèle une inégalité plus fine entre provinces. La Flandre dispose structurellement d'une part plus importante de voitures premium et d'une offre plus récente, ce qui tire les prix vers le haut. Mais cela ne signifie pas que tu paies davantage dans chaque province flamande — le Brabant flamand en est la preuve. Plusieurs provinces wallonnes se situent plutôt dans la moyenne, avec une part de premium plus modeste et un âge moyen plus élevé, ce qui influence automatiquement la valorisation globale du parc. Le Brabant wallon fait ici figure d'exception, avec des prix déjà « flamands ».

Fait notable : le narratif classique Flandre contre Wallonie ne tient pas tout à fait la route ici. Le Brabant wallon, par exemple, affiche une pénétration premium plus faible, mais un prix moyen premium supérieur à celui de certaines provinces flamandes. Les différences se jouent donc au moins autant au niveau provincial.
Selon AutoScout24, cela traduit une « maturité de marché » différente selon les régions. La Flandre aurait structurellement un profil premium plus développé, avec des véhicules plus récents et une demande stable. Le marché belge de l'occasion est tout sauf homogène. C'est un patchwork de dynamiques régionales, où la composition et l'âge du parc automobile comptent au moins autant que la loi de l'offre et de la demande. Comparer, fouiller et chercher un peu au-delà de ta propre région peut te faire réaliser une belle économie.
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