Ferrari n'est en effet pas le premier constructeur à produire une « Luce ». Non, c'était… Mazda ! Va-t-on assister à un nouveau bras de fer juridique comme avec l'Alfa Romeo Milano/Junior ? Ça nous étonnerait, mais l'existence de la Mazda Luce nous a tout de même inspiré une comparaison entre les deux voitures.
Une Japonaise italienne à… inspiration allemande ?
Qualifier la Ferrari de Japonaise italienne, c'est pousser le bouchon un peu loin. Mais pour la Mazda, ça colle parfaitement. Pas seulement à cause de son nom – Luce est le mot italien pour « lumière » – mais aussi grâce à ses origines. Le design de la première génération est signé Bertone, où officiait un certain Giorgetto Giugiaro. Un homme qu'on peut aisément qualifier de Lionel Messi du design automobile. Giugiaro fondera plus tard Italdesign et signera entre autres la Lotus Esprit, la VW Golf mk1 et la DMC Delorean.

Malgré cette base italienne, la Luce a d'ailleurs plutôt des airs… allemands. La grande berline affiche en effet un look qui pourrait la glisser sans effort dans la gamme BMW. Il suffirait d'ajouter deux naseaux sur la calandre et le tour est joué ! Regardez la forme du montant C et de la lunette arrière : le fameux Hofmeister-knik des Allemands n'est vraiment pas loin !
929
Allemands, Japonais et Italiens ne se sont bien entendus qu'une poignée d'années dans l'histoire, et pas leurs meilleures. Mais notre Mazda allait connaître une carrière bien plus longue. La Luce est sortie des usines Mazda pendant près d'un quart de siècle, de 1966 à 1991, même si en dehors du Japon, elle portait le plus souvent le nom 929. On a eu droit à des berlines, des breaks et même un coupé à moteur rotatif.

Malgré cette version coupé et une architecture à propulsion, la Mazda n'approche évidemment jamais les performances de la Ferrari. Rares sont les versions à dépasser les 100 ch, mais en contrepartie, le prix d'achat n'a rien à voir avec celui d'une Ferrari. La première génération, dont le designer Mazda Jo Stenuit (écoutez notre podcast avec lui ici) a partagé une photo ce matin – avec un gros clin d'œil à Maranello – ne coûtait que quelques milliers d'euros. Du coup, la comparaison Luce-iPhone fonctionne encore mieux pour la Japonaise. Car si le prix d'un iPhone ne vous offre qu'un enjoliveur de la Ferrari Luce, il vous paie déjà pas mal de Mazda Luce !
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