Suzuki nage comme un poisson dans l'eau dans les segments les plus bas du monde automobile. Pensez à des noms comme Alto, Celerio et Swift, autant de petites voitures aux grandes ambitions. Avec l'e-Sky, la marque prolonge cette tradition vers la conduite électrique. Il s'agit de la version prête à produire d'un concept présenté l'an dernier au Japan Mobility Show, et elle respecte scrupuleusement la recette stricte des kei cars japonaises : à peine 3,4 mètres de long, moins d'un mètre cinquante de large, mais avec une hauteur d'assise fière qu'on n'attendrait pas d'emblée d'une voiture aussi compacte.
Kei petite puissance, kei bien exploitée
Sous le capot — ou plutôt sous le plancher — se cache un modeste moteur électrique de 64 ch et 133 Nm qui n'entraîne que les roues avant. Des chiffres pas franchement impressionnants, mais ce n'est pas le propos de Suzuki : l'e-Sky doit avant tout convaincre quelqu'un qui roule aujourd'hui en petite voiture essence de passer à l'électrique, sans chichis. La batterie LFP, avec des cellules de FinDreams, filiale de BYD, maintient le poids sagement autour des mille kilogrammes et devrait offrir quelque 310 kilomètres d'autonomie selon les chiffres japonais, même si une valeur WLTP européenne en grignotera sans doute une bonne partie.

Pour l'instant, le Royaume-Uni sera la première destination européenne, quelque part en 2027 et pour moins de 20.000 livres selon les rumeurs. Logique : le Japon et le Royaume-Uni roulent du même côté de la route. Pour la Belgique, c'est plus compliqué, puisque Suzuki doit d'abord développer une version à conduite à gauche pour le continent européen. Pas de date officielle, donc, mais vu le regain d'intérêt pour les petites voitures électriques abordables, cela ne nous étonnerait guère que l'e-Sky finisse par débarquer chez nous.
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