Avec sa nouvelle stratégie technologique, Suzuki rejoint le club des marques comme BMW, Hyundai et Toyota qui croient dur comme fer à l'approche multi-motorisations pour aborder l'avenir. La marque japonaise baptise d'ailleurs sa vision la "multi-pathway approach". Le message est clair : proposer une offre adaptée à chaque marché, plutôt que de concevoir des voitures mondiales censées plaire à tout le monde. Mais Suzuki reste aussi très… Suzuki.
Pas plus gros ni plus puissant, mais plus léger et plus simple
Le fil rouge de ces plans d'avenir s'appelle "Right × Light Mobile Tech". Suzuki fait ainsi comprendre que les voitures n'ont pas besoin de devenir plus grandes, plus puissantes ou plus complexes. Elles doivent être aussi légères et efficientes que possible, avec exactement ce dont le client a besoin. Et ce client, selon la marque, veut des moteurs essence sobres (avec turbo) et des hybrides performantes sur une plateforme légère.

Cela ne ferme pas la porte aux voitures électriques, indispensables pour continuer à vendre sur le marché européen. D'ici 2030, Suzuki veut proposer quatre modèles 100 % électriques en Europe. Le calendrier reste donc en ligne avec celui annoncé précédemment (même si, à l'époque, on parlait de 5 nouveaux VE). Outre l'essence, l'hybride et l'électrique, Suzuki évoque aussi ouvertement le REEV : une voiture électrique dont un moteur thermique sert de générateur pour recharger la batterie.
Il va falloir accélérer la cadence
Suzuki ne mâche pas ses mots non plus : pour survivre dans le secteur automobile actuel, mieux vaut ne pas être un paquebot. Décider vite, développer vite, voilà la nouvelle norme, à l'image du secteur technologique. La marque japonaise veut réduire de 50 % le temps de développement de ses nouveaux produits et diminuer les coûts associés de 30 %. Idem pour le processus de production, qui doit lui aussi être simplifié de 50 %. Un défi de taille pour une marque synonyme de fiabilité.

On pourrait craindre que la marque rogne à droite à gauche, mais ce n'est absolument pas le cas. L'idée est plutôt de comprimer les coûts et les délais en développant quelques plateformes modulaires capables de servir de base à quasiment toute la gamme. Quoi qu'il en soit, la marque japonaise ne compte pas rester les bras croisés dans les années à venir !
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