C’est officiel : la Formule 1 posera ses stands en Afrique pour la première fois depuis 1993, année du dernier Grand Prix d’Afrique du Sud disputé à Kyalami. Le Rwanda accueillera le Grand Prix d'Afrique, avec une entrée au calendrier prévue “au début des années 2030”. La course se tiendra sur un circuit flambant neuf à Bugesera, à une quarantaine de kilomètres de la capitale Kigali, à proximité immédiate du nouvel aéroport international du pays.

La piste a été conçue par l’ancien pilote de F1 Alex Wurz. Le tracé exploite les dénivelés naturels du site pour créer une expérience “unique et technique”, avec des points de vue exceptionnels pour les spectateurs. Une fois inscrit au calendrier, le Grand Prix du Rwanda s’y maintiendra pour une durée de dix ans.
Le sport pour changer le monde — ou l’inverse
Stefano Domenicali, PDG de la F1, parle d’un “moment historique qui permettra au championnat de courir sur tous les continents habités”, avec des retombées économiques, touristiques et sociales promises pour le Rwanda.
Un discours que l’on entend souvent quand la F1 s’installe dans des pays qui font tiquer Amnesty International. Et le Rwanda ne fait pas exception : l’organisation documente une répression persistante des voix dissidentes, et le président en poste depuis 2000 a remporté la dernière élection avec 99,18 % des suffrages. La F1 apporte de la visibilité mondiale. Les questions éthiques, elles, suivront le même calendrier.
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