Pros
- Confort de haut niveau
- Charge rapide, autonomie solide
- Bien positionnée (leasing)
Cons
- Sportivité = argument marketing
- Liste d'options à ralonge
- Pas de break (pour l'instant)
Qu'est-ce que c'est ?
Après le GLC qui a eu droit à sa cure électrique (essai ici), c'est au tour de la Classe C. Tout comme son frère SUV, cette nouvelle C crée une scission dans l'arbre généalogique de l'éternelle coqueluche du leasing. Car en plus de cette nouvelle Classe C électrique, Mercedes continuera à proposer l'actuelle Classe C à moteurs thermiques, mais avec un solide restylage visuel.

L'antidote à la BMW i3 est là, mesdames et messieurs ! Car si la soif de futurisme de la marque bavaroise vous donne des boutons, la marque à l'étoile de Stuttgart a la réponse toute prête avec cette Classe C Electric. Nettement plus classique dans son look. Ne vous fiez pas aux apparences, cependant. Sous la peau, on trouve ici de la technologie cutting-edge.
Batmobile à l'étoile
Bien que plus classique dans son style que sa plus grande rivale, on peut difficilement qualifier la nouvelle Classe C d'ennuyeuse. La proue a un air joliment menaçant (comme la Batmobile de la série animée des années 90) et la calandre avec ses 1 050 LED individuels est moins kitsch qu'on pourrait le craindre. Les phares arborent quant à eux une signature en étoile en guise de feux de jour. Ce qui frappe immédiatement sur le profil, ce sont les porte-à-faux courts et l'empattement généreux. Avec ses 4,88 mètres de long, la nouvelle C gagne 13 cm par rapport à sa devancière et dépasse même une E-Klasse d'il y a dix ans.

Mercedes la qualifie déjà de « GT athlétique », mais c'est peut-être un brin exagéré. À l'arrière, on retrouve la signature design de – désormais ex-designer de la marque – Gorden Wagner. Eh oui, cette C-Klasse aussi reçoit un bandeau noir intégrant quatre feux arrière en forme d'étoile. Pas vraiment notre truc, mais les goûts et les couleurs. Ce qui frappe en revanche : dans le paysage urbain, cette Classe C affiche, selon la teinte, une allure distinguée sans vouloir être in your face.
Approuvé par les végans !
Même si le terme marketing exact de Mercedes nous échappe, la marque déploie des efforts considérables pour concilier le bien-être classique de la griffe avec une technologie ultramoderne (comprenez : des écrans) dans l'habitacle. Un exercice d'équilibre souvent jeté par-dessus bord au nom du futurisme, vous laissant avec un frigo dépouillé. Oui, il y a trois écrans monumentaux sur la planche de bord (en option, même un écran géant sur toute la largeur), mais grâce à la conception des panneaux de portes et du tunnel central, on conserve un agréable effet cocon. En roulant, on ne se rend finalement pas compte que le tableau de bord est constitué à 90 % d'écran.

Les matériaux utilisés sont globalement de haut niveau, même si l'on repère ici et là du plastique à des endroits indignes d'une Mercedes. Ainsi, les buses de ventilation rondes sur le tableau de bord sont en plastique dur, ce qui est pour le moins surprenant… vu que Mercedes n'en a installé que deux. Une touche de métal n'aurait pas fait de mal. Grâce à la longue liste d'options, vous pouvez toutefois habiller l'intérieur entièrement à votre goût avec des matériaux plus raffinés. Il existe même un intérieur 100 % végan. La Classe C est ainsi la deuxième voiture au monde certifiée par "The Vegan Sociaty", après… le nouveau GLC.
Un gros point faible gommé
La poussée de croissance de la Classe C se ressent dans l'habitacle. À l'avant, le confort d'assise est de haut vol. À l'arrière, on profite de nettement plus d'espace que dans l'actuelle Classe C thermique. Aussi généreux que chez certains concurrents ou – au hasard – que dans une S-Klasse, ça ne le devient cependant jamais. La Classe C électrique élimine aussi d'emblée un autre point faible de la génération actuelle, du moins si vous optez pour la plug-in. Celle-ci voyait son coffre fondre de 455 litres à à peine 360 litres (cause : batterie).

Rien de tout cela dans la Classe C électrique : elle offre un coffre bien dimensionné de 470 litres, plus un grand frunk de 101 litres que vous pouvez ouvrir très simplement en appuyant sur le badge Mercedes sur le capot avant. Tous les constructeurs devraient proposer ça. Un petit bémol tout de même en arrière-plan : bien qu'initialement prévue, Mercedes semble avoir mis la version break au frigo. Rageant.
Même un conducteur diesel l'admettra…
Le break de la Classe C électrique, il vaut donc mieux ne pas trop y compter. En revanche, côté motorisations, l'offre sera large. Des versions d'entrée de gamme à un seul moteur sur l'essieu arrière, des variantes AMG et tout ce qu'il y a entre les deux, bien sûr. Au lancement, la Classe C Electric arrive systématiquement en « C 400 4MATIC ». Elle combine deux moteurs électriques – pour un total de 489 ch – avec une boîte automatique à deux rapports et une batterie de 94 kWh (net).

Le tout repose sur une architecture 800 V, ce qui place la Classe C électrique en tête de classe aussi en matière de vitesse de recharge. Jusqu'à 330 kW en DC, ce qui vous permet, dans le meilleur des cas, de récupérer 325 km en à peine 10 minutes. L'autonomie maximale atteint, quant à elle, 760 km. Oui, il y a des concurrents qui affichent encore plus d'autonomie et rechargent encore plus vite. Mais à ce stade, c'est comme dire que votre gros diesel fait 1.400 km au lieu de 1.350 km sur un plein.
Confort de Classe S ? Absolument ! (avec les bonnes options)
Comment roule la nouvelle Mercedes Classe C en version électrique ? Comme on l'a dit, Mercedes ne lésine pas sur les superlatifs : la Classe C la plus sportive de tous les temps, mais avec le confort d'une Classe S. C'est vrai ? Penchons-nous d'abord sur le confort. La nouvelle Classe C dispose de la suspension pneumatique et de l'essieu arrière directeur (à condition de cocher le pack optionnel Agility & Comfort). Dans ce cas, cette C est effectivement confortable, et nettement moins chaloupée que son grand frère GLC. Grâce au Car to X, la C vous prévient en outre des dangers, nids-de-poule ou dos-d'âne sur la route. Et avec ses quelque 500 ch dans cette 400 4MATIC, vous disposez confortablement de puissance en réserve. Le lien avec la S-Klasse, on le comprend : c'est le genre de VE avec lequel vous avalez les kilomètres sans effort, sans descendre fatigué.

Le volet sportif, alors ? Avec 489 ch et un 0 à 100 en 4 secondes, cette 400 4MATIC est effectivement plus que rapide. Mais rapide n'est pas synonyme de sportif. Elle se montre certes plus dynamique que le GLC avec lequel elle partage ses gènes, mais elle ne donne jamais l'impression de légèreté ou d'audace. L'affirmation de Mercedes nous paraît donc un peu étrange, surtout quand on repense à toutes les C 63 AMG à V8 qui l'ont précédée. De plus : qui achète une Mercedes de série pour sa sportivité ? Nous non plus.

Considérez plutôt cette Classe C électrique comme une avaleuse de bornes confortable, dotée d'un solide tempérament électrique sous le capot. Dans cette optique, nous avons relevé une consommation de 16,5 kWh/100 km avec cette C 400 4Matic. Ce qui vous donne une autonomie réaliste de 570 km.
Un calcul pour le directeur leasing
Un match se joue à armes égales : qu'en est-il du prix ? La Classe C électrique débute au tarif de 67 700 € en version 400 4MATIC. Soit 3 000 € de plus qu'une BMW i3 comparable. Mercedes laisse toutefois entendre entre les lignes qu'une guerre des prix avec BMW n'a pas de sens. Mieux encore : ce sont des voitures de leasing, bien sûr, et en leasing, la Mercedes est souvent la moins chère, avec un écart qui peut atteindre (selon la société et les durées) jusqu'à 150 € par mois en faveur de la Classe C.

Si vous plongez dans les listes d'options en tant qu'indépendant, vous constaterez que Mercedes permet une personnalisation digne d'une S-Klasse. Cochez tout, et vous regardez une voiture de pas moins de 98 000 €… pour une Classe C !
Conclusion
Est-ce la Classe C la plus sportive de tous les temps et en même temps une Classe S pour la route ? Pas tout à fait. La Classe C électrique est en revanche un VE extrêmement confortable et personnalisable, qui se montre un cran plus dynamique que son frère SUV, le GLC. Et surtout : on a l'impression d'être dans une voiture bien plus grande que l'ancienne Classe C. Ce qui est normal, vu le prix.

Ajouter un commentaire
Vous devez être connectés pour poster un commentaire.
Se connecter