Qu'est-ce que c'est ?
La troisième génération du GLC avec une motorisation 100% électrique, qui vient se placer aux côtés de l'actuelle génération GLC à moteurs thermiques. Par ailleurs, le GLC est le modèle le plus vendu au monde de la marque à l'étoile. Les attentes sont, c'est le moins qu'on puisse dire, colossales…
Chez Mercedes, on passe un gros coup de balai dans la gamme. Ce balai envoie les modèles électriques EQ à la poubelle et les remplace par de nouvelles générations de modèles "classiques". Pensez aux GLA, GLB, CLA, Classe C, Classe G et désormais au GLC.
Calandre façon Batmobile
Ce GLC est toutefois un cas à part. Là où le nouveau CLA reçoit aussi un moteur hybride sous le capot, cette troisième génération du GLC est exclusivement électrique. Ça ne veut pas dire que Mercedes ne vend plus de GLC à moteur thermique. Non, la deuxième génération lancée en 2022 reste au catalogue (du diesel au plug-in, en passant par l'AMG) et recevra sans aucun doute un facelift prochainement pour mieux coller à son frère électrique.

Mercedes ne pouvait donc pas sortir de nulle part un modèle futuriste (contrairement à BMW avec l'iX3). À cinquante mètres, on voit qu'il s'agit d'un GLC. En revanche, dans le détail, les changements sautent davantage aux yeux. À l'avant, impossible de rater la calandre façon Batmobile, que vous pouvez faire illuminer grâce à 924 LED individuelles si le cœur vous en dit. Les phares ? Ils intègrent désormais un feu de jour en forme d'étoile.

Le profil aussi est reconnaissable GLC, même si la ligne de toit plonge un chouïa plus vers l'arrière (aérodynamisme oblige ?). Ce qu'on ne voit pas à l'œil nu, mais dont tout amateur rêve secrètement : 10 cm de longueur en plus par rapport au GLC thermique. À l'arrière, Mercedes dégaine une autre astuce design. Un bandeau noir court sur toute la largeur et intègre les feux arrière. Un clin d'œil au concept AMG GT XX, même si chez nous, ça évoque plutôt la Chevrolet Impala des années 2000. Si, si, allez vérifier…
Club privé bien douillet
Mercedes a lancé la mode des écrans géants en Europe avec l'EQS. Le GLC prolonge cette tendance à l'intérieur. De série, vous avez le "Super screen" composé de 3 écrans distincts. Envie de plus ? Alors il faut cocher le "Hyperscreen", qui consiste désormais en un unique écran monumental couvrant tout le tableau de bord. Quel que soit le magasin d'écrans choisi, vous profitez du dernier OS Mercedes avec non pas un, mais deux assistants IA (ChatGPT et Microsoft Copilot) qui travaillent en tandem.

Avec tout ce mumbo jumbo technologique, on en oublierait presque qu'il faut aussi s'asseoir dans cet intérieur. Bonne nouvelle ! Car dès que vous lâchez le tableau de bord des yeux, vous retrouvez un intérieur Mercedes pur jus. Les matériaux sont plus qu'excellents, tout respire la solidité et les sièges sont confortables. La marque mise clairement sur une recette éprouvée plutôt que de réinventer la roue (de direction). Résultat : ce GLC ressemble à une voiture à l'intérieur, pas à un appareil électroménager. Ou pour le dire crûment : c'est un club privé bien douillet, pas l'intérieur d'un frigo.
Amis cavaliers
Mercedes positionne le GLC comme un SUV premium pratique. La version électrique doit donc être à la hauteur. Avec 570 litres de coffre, vous disposez non seulement de 110 litres de plus que dans le GLC plug-in, mais le coffre de ce GLC est aussi plus grand que celui de l'ennemi juré BMW iX3 ! Cela dit, Volvo est déjà prêt à clamer haut et fort que le coffre du tout nouveau EX60 est encore un peu plus vaste. D'un autre côté, c'est aussi ce qu'on attend d'un Volvo, non ?

Les amateurs de chevaux-vapeur seront ravis d'apprendre que ce GLC électrique peut tracter 2,4 tonnes. Autre tour propre aux plateformes électriques : le frunk ! Celui du GLC offre un bel espace de 124 litres et s'ouvre simplement en appuyant sur le logo Mercedes à l'avant. D'autres constructeurs devraient en prendre de la graine.
Long Range en option
Qu'une ribambelle de versions se profile à l'horizon, c'est une certitude. Mais au lancement, le GLC Electric ne se décline qu'en une seule saveur : le GLC 400 4Matic Electric. Il embarque deux moteurs électriques et une boîte à deux rapports sur l'essieu arrière. En chiffres bruts : 498 ch, 800 Nm de couple, un 0 à 100 km/h en à peine 4,3 secondes et une vitesse de pointe de 210 km/h.

La plateforme de ce GLC exploite – évidemment – la technologie 800 V, ce qui permet de charger à 320 kW DC, 11 kW AC et en option 22 kW AC. La batterie du GLC 400 4Matic Electric affiche 94 kWh et gratifie ce GLC électrique d'une autonomie théorique de 714 km. Pour cela, il faut cocher l'option "Long Range" qui ajoute entre autres des pneus à faible résistance au roulement. Sans cette option, vous devrez vous contenter de 672 km d'autonomie.
Yacht de luxe avec un cœur d'athlète
Entrons directement dans le vif du sujet : le BMW iX3 nous avait laissé une impression profonde. Vu que le GLC rivalise sur papier avec cet autre Allemand, les attentes étaient élevées. Elles ont été en grande partie comblées, mais d'une tout autre manière.

Là où l'iX3 met en avant sa sportivité, ce GLC Electric est une Mercedes jusqu'au bout des ongles. Oui, vous disposez d'une puissance généreuse, mais non, elle n'a pas besoin d'être associée à un châssis ultra-rigide. Même l'AMG Line que nous avons conduite tolérait encore pas mal de roulis et n'appréciait pas franchement qu'on pousse le bouchon. C'est un yacht de luxe avec un cœur d'athlète. Du coup, on préfère piloter ce GLC dans un confort absolu, tout en sachant que quand il faut accélérer, il n'y a aucun doute.
Chapeau bas aussi pour l'intégration de la boîte de vitesses sur l'essieu arrière. Deux rapports, des changements automatiques (pour plus de punch ou d'efficience) et on ne sent absolument rien. Une électrique moderne a-t-elle vraiment besoin de ça ? C'est la question, car le gros de la concurrence s'en passe. Mieux encore : on se demande quel est l'avantage en termes de consommation, car ce GLC Electric ne s'est pas montré roi de la frugalité lors de notre premier essai. Nous avons relevé une consommation entre 18 et 24 kWh aux cent kilomètres. Vivement un second test en Belgique pour trancher définitivement.
Aucun concurrent n'offre ce que ce GLC offre
À son arrivée en Belgique, Mercedes demande au minimum 72 479 € pour ce GLC 400 4Matic Electric. Ajoutez quelques options et, avant de vous en rendre compte, vous flirtez avec les 90 000 voire 100 000 €. Mercedes positionne ainsi son SUV électrique au même niveau que l'Audi Q6 e-tron, mais nettement au-dessus des rivaux BMW iX3 et Volvo EX60, qui (sur papier) affichent en plus une autonomie supérieure.

Pour ce budget, vous pouvez aussi vous offrir un Kia EV9, un XPENG G9 ou un Hyundai Ioniq 9 (les "neufs" étaient en promo). Les alternatives ne manquent donc pas dans le segment. Mais aucun autre concurrent ne propose un ressenti automobile aussi "classique" que ce GLC électrique.
Conclusion
Mercedes laisse la révolution au vestiaire avec cette génération électrique du GLC et opte résolument pour l'évolution. Le design est reconnaissable, les fondations techniques sont pleinement au niveau de ce que propose la concurrence et l'intérieur est une fête de chaleur et…d'écrans! Vous voulez passer de votre hybride à une électrique sans la moindre friction ? Voici votre réponse.
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