Effectuer tes trajets domicile-travail en 100 % électrique et boucler tes week-ends ou vacances sans trop d'arrêts recharge grâce au moteur thermique ? Pour les conducteurs de plug-in hybrides, c'est l'un des arguments phares de cette motorisation. Sauf qu'elle n'est pas si tendre avec la batterie, comme on va le voir.
C'est la faute du conducteur ! Ou pas ?
Une étude du club automobile allemand ADAC, comparable à notre VAB ou Touring, et une autre du spécialiste britannique en diagnostic de batteries Generational montrent que les batteries des véhicules hybrides rechargeables se dégradent plus vite que celles de leurs cousins 100 % électriques. La raison ? La façon dont on les charge — ou dont on ne les charge pas !

Le cliché du conducteur de plug-in est bien connu : quelqu'un qui utilise la voiture uniquement pour des raisons fiscales et qui ignore royalement la borne de recharge. Le câble de charge fourni se sent alors aussi utile qu'un congélateur en Antarctique. Sauf qu'une batterie qui reste longtemps à l'état déchargé, ça ne lui plaît pas du tout. Résultat ? Ta batterie se dégrade.
Un avenir pour le PHEV ?
Mais même celui qui utilise son PHEV comme il se doit n'est pas à l'abri. Un plug-in embarque en effet une batterie plus petite qu'un VE. Les conducteurs la rechargent donc plus souvent, et c'est justement le nombre de cycles de charge qui influe sur la santé de ta batterie. Et ce n'est pas tout : là où les conducteurs de VE restent sagement entre 20 et 80 % de charge, les plug-inners chargent généralement à 100 % avant de rouler jusqu'à vider complètement la batterie. Et ces extrêmes ne sont pas vraiment bons pour elle non plus.

Faut-il alors oublier le plug-in ? La question est surtout de savoir si tu as encore besoin d'un moteur thermique en prime, à une époque où bon nombre de VE affichent plus de 500 km d'autonomie. Surtout vu la taille compacte de notre petit pays, que la plupart d'entre nous ne quittent qu'une ou deux fois par an pour les vacances. Mais si on met cette question de principe de côté, les hybrides rechargeables ont encore de beaux jours devant eux. Les chiffres ne sont pas dramatiques. Environ 5 % des PHEV de l'étude affichent un état de santé inférieur à 85 %, contre 1,7 % des VE. Un score plus faible, certes, mais pas catastrophique. Plutôt que d'envoyer le PHEV au banc des accusés, l'ADAC préfère sensibiliser à la bonne façon de charger et d'utiliser ton hybride rechargeable.
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