Pros
- Performances tout-terrain
- Habitabilité
- Confort
Cons
- Pas de conduite à une pédale (one-pedal drive)
- Autonomie pas franchement généreuse
Qu'est-ce que c'est ?
Soyons honnêtes : on voyait mal l'avenir de Subaru. Quasi aucune nouveauté et des chiffres de vente si bas qu'on pensait spontanément croiser un employé de la marque chaque fois qu'on en apercevait une. Et ç'aurait été bien dommage. Subaru reste l'un de ces constructeurs délicieusement anticonformistes (transmission intégrale permanente, moteurs boxer) avec l'histoire qui va avec. Car dans quelle chambre d'enfant ne trônait pas un poster de Colin McRae ? Heureusement, les Japonais entament une vraie remontada qui fait pâlir celle des Diables Rouges contre le Sénégal, avec pas moins de trois modèles électriques : le Solterra facelift, le Uncharted et ce e-Outback.
Pas un simple rebadging
Tout le monde le sait : développer des VE coûte une fortune. Ce n'est donc un secret pour personne que ces trois Subaru ont un frère jumeau chez Toyota. Pourtant, les Japonais s'empressent de souligner que les voitures ne sont pas simplement dotées d'un nouveau logo dans leur propre usine par Yamamoto-san à la casquette.

Les voitures ont été développées dans le cadre d'un partenariat 50-50, selon Subaru, qui a notamment contribué aux réglages du châssis, de la direction et du logiciel pilotant la transmission intégrale. De plus, les Subaru se conduiraient et se ressentiraient légèrement différemment de leurs cousines Toyota. Il était temps de vérifier tout ça au volant du e-Outback.
L'intérieur mise sur les boutons
En effet, pour leur plus grand VE (4m85), Subaru puise dans sa riche histoire. L'Outback à moteur thermique figure au catalogue des Japonais depuis plus de trente ans et est devenu un véritable héros culte. Son pendant électrique combine lui aussi une garde au sol généreuse de 21 cm avec un grand coffre (633 litres). En prime, il peut tracter 1.500 kg. Pas anodin pour un Subaru.

Côté chiffres, le e-Outback se montre donc digne de son ancêtre. Mais à l'intérieur aussi, la philosophie Subaru tient bon. L'espace est généreux – votre serviteur (1m96) pouvait s'asseoir sans problème derrière lui-même – et surtout : il y a plein de boutons. Oui, il y a un écran tactile de 14 pouces, mais la plupart des fonctions se commandent simplement en appuyant sur un bouton. Un choix délibéré de Subaru, qui met en avant la sécurité et l'ergonomie qu'offrent ces commandes physiques.
Planeur
Sous la carrosserie, l'Outback électrique embarque une batterie de 74,7 kWh combinée à deux moteurs électriques, pour un total de 381 ch. Résultat : le e-Outback sprinte de 0 à 100 km/h en 4,5 secondes, plus vite même que l'Impreza WRX. L'autonomie affiche 523 km et la charge rapide grimpe jusqu'à 150 kW. Des prestations correctes, sans être révolutionnaires.

On est en revanche bien plus enthousiastes à propos du comportement routier, car quel confort ! Le volant est léger mais assez direct, et les amortisseurs passifs sont excellemment calibrés. On survole sans effort les nombreux pavés et routes dégradées croisés en chemin, et l'excellente isolation phonique renforce encore cette sensation de confort. Le seul bémol ? Malgré cinq niveaux de freinage régénératif (peut-on jamais en avoir trop ?), pas de conduite à une pédale.
Et hors asphalte ?
Mais l'image Subaru tient-elle aussi quand on troque l'asphalte pour le sable et les chemins de terre du Brabant wallon ? La réponse : sans problème ! Grâce au X-mode, vous pouvez laisser la voiture faire le travail. Réglez simplement votre vitesse et l'Outback s'occupe du reste : répartition du couple, freinage ciblé, etc. Vous n'avez plus qu'à tourner le volant !

Conclusion
Avec le e-Outback, Subaru transpose la philosophie de l'Outback classique dans le monde électrique sans rien perdre en route. Car oui, une voiture aventurière peut aussi être électrique. Ou comment un constructeur de niche peut soudain devenir « mainstream » en appliquant ses valeurs fondatrices à une nouvelle technologie. Finalement, chez Subaru, étaient-ils vraiment aussi anticonformistes qu'on le pensait ?
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