C'est de nouveau cette période de l'année. Nous partons à la recherche de la voiture de voyage idéale, mais pas pour un couple de gamins qui pleurent sur la banquette arrière. Non, notre voiture doit surtout pouvoir transporter des vélos sans porte-vélos à l'arrière ou sur le toit. L'an dernier, nous avions opté pour un utilitaire, cette année pour un Mercedes GLB. Ce SUV de taille moyenne peut-il avaler tout notre matériel ?
Ça rentre pile (roues non comprises)
Avouons-le : au départ, nous cherchions simplement un modèle plus grand pour notre confort. Mais ce défi nous semblait, d'un point de vue journalistique, un poil plus intéressant. Car plus grand est-il toujours mieux ? Et pourquoi ne pas mettre les vélos sur le toit ou, mieux encore, sur l'attelage ? Parce que ça rendrait le test moins palpitant et, si l'on en croit les mauvaises langues — comprenez : une étude du VAB —, cela fait quand même une différence en consommation… Alors, pourquoi ne pas tenter autre chose ?

Dans un utilitaire, on balance les vélos entiers à l'arrière, aucun doute là-dessus. Avec le GLB, nous avons dû démonter les roues et jouer au puzzle pour tout faire rentrer. Le fait que notre GLB soit une version sept places n'aidait pas vraiment côté volume de coffre. Pratique si vous voulez embarquer une fournée supplémentaire d'enfants, mais en cinq places, nous aurions quand même gagné quelques litres de coffre. Malgré tout, tout rentrait finalement à la perfection, prêt pour un périple d'environ 900 kilomètres.
Un point d'attention pour les SUV Mercedes
En route, les bonnes nouvelles ont commencé. Car une voiture de ce standing roule évidemment de façon plus luxueuse qu'un utilitaire. Les sièges sont nettement plus confortables et la conduite est à la fois plus directe et plus reposante. Avec un moteur essence 1.5 litre à l'avant et 220 ch envoyés aux quatre roues, notre GLB 220 4MATIC se montrait plutôt vif, en témoigne le 0 à 100 en 7,5 secondes. Grâce aux 30 ch d'assistance mild hybrid, notre consommation moyenne oscillait entre un respectable 6 et 6,5 l/100 km, et un plein nous emmenait à quelque 850 kilomètres.

Pour le reste, tous les équipements étaient au rendez-vous : un régulateur de vitesse adaptatif efficace et une récupération d'énergie au freinage automatique plutôt zélée. Cette dernière adapte le frein moteur en fonction d'éventuels véhicules devant vous, ce qui rend le GLB parfois peu réactif lors des reprises. Une fois le véhicule précédent dépassé, quand vous appuyez sur l'accélérateur, il faut un petit temps avant que la chaîne de traction ne retrouve son élan. Par ailleurs, le GLB souffre un peu plus de roulis sur les routes de montagne que, disons, une CLA, mais pas autant que le GLC électrique. Un point d'attention pour la suspension des futurs SUV Mercedes, peut-être ?
Un ciel étoilé dans votre toit panoramique
La plus grande partie de notre trajet s'est déroulée sur autoroute et là, le GLB s'est montré remarquablement confortable, tant au niveau de l'amortissement que de l'assise. Comme mentionné plus haut, les sièges étaient parfaits pour un long trajet, avec suffisamment d'espace à l'avant pour placer les jambes dans une position confortable et assez de rangements dans la console centrale pour toutes vos affaires de voyage. On trouve ainsi deux porte-gobelets et un grand compartiment en bas, bien pratique pour le portefeuille. Juste à portée de main pour le péage.

La deuxième rangée de sièges se rabat facilement et peut même coulisser vers l'avant. Le volume passe ainsi de 480 litres à 1.605 litres — la version cinq places offre de 540 litres à 1.715 litres. Nous avons tout de même pu placer nos deux vélos sans roues debout côte à côte et empiler pas mal de sacs à côté — sans oublier les roues elles-mêmes. Attention toutefois au toit panoramique vitré : un guidon ou une tige de selle mal placé pendant le chargement, et vous vous retrouvez avec un ciel étoilé permanent… En effet : une finition plus soignée n'est pas forcément plus pratique quand on bourre la voiture à ras bord.
Un écran sur toute la largeur du tableau de bord
Ce qui est toujours plus pratique, en revanche, ce sont davantage d'écrans… non ? Chez Mercedes, on semble le croire dur comme fer, puisque toute la largeur du tableau de bord en est recouverte. Dans notre version, le passager disposait ainsi de l'écran optionnel sous son nez, utilisable uniquement par lui et indépendamment du reste du système d'infodivertissement. Lors d'un moment d'ennui pendant un long trajet, YouTube ou une partie d'Angry Birds sont donc possibles, même si c'est une possibilité que bon nombre de passagers n'utilisent jamais, selon les études.

Heureusement, tout le reste est intuitif et assez rapidement accessible. Un onglet pratique sur l'écran central permet d'annuler les bips agaçants des systèmes de sécurité, et vous pouvez projeter votre téléphone via Android Auto ou Apple CarPlay. La connexion était parfois un peu lente et il arrivait que le lien se coupe… Mais d'autres voitures neuves connaissent le même souci, croyez-nous.
Quelques boutons physiques, ça ne ferait pas de mal ?
La commande de la climatisation et du chauffage était, à notre avis, un peu trop enfouie dans les menus. Notre rengaine sur les boutons physiques refait surface ici, car pendant que vous cherchez, vous êtes moins attentif à la route — et ce Français un peu fou qui double par la droite risque de vous échapper. Heureusement, cette plainte est largement compensée par l'excellent son du système audio Burmester…

Mention spéciale pour la profusion de capteurs de stationnement et surtout pour la caméra de recul, particulièrement nette. Car avec une voiture chargée jusqu'au plafond, le rétroviseur intérieur devient inutile et tout cela est alors très bienvenu. On parle en connaissance de cause : l'an dernier, nous avions roulé avec un Volkswagen Caravelle sans caméra et, croyez-nous, c'était parfois sueurs froides au moment de se garer.
À refaire ?
Est-ce que nous reprendrions cette voiture demain pour notre voyage ? Franchement, oui. Tous nos bagages ont pu rentrer avec un peu de talent façon Tetris et le GLB roule confortablement tout en restant sobre. Avec un prix de départ de 48.400 euros, ce n'est peut-être pas le crossover le moins cher, mais vous obtenez en échange un bel équipement de série et une bonne dose de luxe, surtout comparé à l'utilitaire moyen. Et un porte-vélos, on ne l'a franchement pas regretté… Sauf si vous partez à plus de deux, bien entendu.
Texte et photos : Glenn Huyben
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