Essai

Premier essai : Lancia Gamma – enfin un pas dans la bonne direction ? (2026)

Dans un état végétatif depuis plusieurs années, Lancia sort de son sommeil. D’abord avec l’Ypsilon, désormais avec l’arrivée d’un modèle qui pourrait intéresser les clients : un SUV. Pour se donner des forces, la nouvelle Lancia Gamma tire parti d’une plateforme bien établie…

Pros

  • Enfin une Lancia qui pourrait se vendre
  • Insonorisation et confort
  • Bonne habitabilité

Cons

  • Charge rapide limitée à 160 kW
  • Pas de pompe à chaleur sur entrée de gamme
  • Trop banal ?


Depuis des années, Lancia est dans un état végétatif. La petite Ypsilon est conservée en Italie, car c’est le seul marché où elle se vendait, et il n’y a plus aucune concession dans le reste de l’Europe. Et puis, un jour, la nouvelle Ypsilon a débarqué sur le marché. Sorte de Peugeot 208 rebadgée, elle était censée annoncer le retour de la marque. Pourtant, beaucoup se demandaient comment une marque aux prétentions premium comptait se démarquer en commençant par le segment des citadines.

Retour à ce qui se vend

Histoire de passer la seconde dans ses objectifs de vente – devrions-nous plutôt parler de survie ? – Lancia décide de laisser la future Delta de côté, au profit de la nouvelle Gamma. Contrairement à ce que son nom indique, il ne s’agit pas d’une berline…mais d’un SUV-Coupé !

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First Drive : Lancia Gamma (2026)

Voilà enfin un choix judicieux de la part de Lancia. Qui plus est, la nouvelle Gamma profite des dernières technologies du groupe Stellantis, puisqu’elle repose sur la plateforme STLA Medium. Eh oui, la même base que les Peugeot 3008 et 5008, Jeep Compass, Citroën C5 Aircross, Opel Grandland et DS N°7. D’ailleurs, le lien familial avec ce dernier est bien plus profond…

Plus qu’un DS N°7 Coupé ?

Pour ceux qui ne l’auraient pas encore remarqué : la nouvelle Lancia Gamma est un bel exemple de l’amour que le groupe Stellantis porte à l’économie d’échelle. Sauf qu’ici, c’est du niveau de ses utilitaires/ludospaces. L’italienne mesure 4,67 m de long, 1,63 m de haut et a un empattement de 2,79 m. Soit exactement les mêmes dimensions que le DS N°7. La Gamma en reprend aussi les portières, les ailes avant, le pare-brise, etc.

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First Drive : Lancia Gamma (2026)

La véritable différence se trouve à l’arrière, ou l’italienne opte pour une forme de SUV-Coupé. Voilà qui lui permet d’afficher un meilleur coéfficient aérodynamique et donc, certainement, de consommer moins. En sus, Lancia ajoute sa signature visuelle en énorme T à l’avant comme à l’arrière, ce qui ne manquera pas de démarquer la Lancia.

Coupé peut-être, mais pratique aussi

Dans l’habitacle, le jeu des 7 différences continue tellement les deux SUV cousins partagent des éléments. Bref, la Gamma tente de sortir du lot avec quelques éléments, notamment sa table de chevet (ou coffee table, comme ils disent) rondes faisant le lien entre console centrale et tableau de bord. Plus pratique que sur l’Ypsilon, puisqu’elle reprend ici le chargeur sans fil.

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First Drive : Lancia Gamma (2026)

Au-dessus, la planche de bord joue sur deux étages, intègre l’écran d’instrumentation de bord et l’écran de l’infodivertissement. Idem que ceux des autres SUV de la plateforme, il est tactile, taille à 16 pouces, reprend toutes les fonctions de la voiture et embarque un processeur digne d’un ordinateur IBM de 1987…tellement la fluidité lui manque !

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First Drive : Lancia Gamma (2026)

Pour le reste, la Gamma fait bon usage de sa plateforme. Son grand empattement lui offre une habitabilité au rang 2 plus que confortable, tandis que son coffre affiche un espace de 560 litres. On notera aussi la banquette fractionnable 40:20:40, pratique pour faire passer des skis.

Les mêmes et on recommence

Pour ce qui est des motorisations, on pourrait bien vous copier-coller les paragraphes de n’importe quel autre SUV de Stellantis, puisque la Gamma ne change rien. Elle omet simplement la motorisation hybride rechargeable. L’entrée de gamme est donc propulsée par le 3-cylindres 1,2 litre hybride léger de 145 ch, couplé à une boîte double embrayage 6-rapports.

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First Drive : Lancia Gamma (2026)

Viennent ensuite les trois variantes électriques. La première combine un moteur de 230 ch sur le train avant à une batterie de 73,7 kWh (net) pour une autonomie de 543 km (WLTP). Après, on trouve la version « Long Range », qui combine un moteur de 245 ch à une batterie de 97,2 kWh pour une autonomie de 741 km (WLTP). C’est 1 km de plus que le DS N°7.

La dernière variante est baptisée HF, mais derrière ce marketing, on trouve l’ensemble bimoteur de Stellantis qui culmine à 375 ch. Combinée à la grande batterie, l’autonomie de cette version est un peu plus basse, à 676 km (WLTP). En contrepartie, elle passe la barre des 100 km/h en 5,1 secondes.

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First Drive : Lancia Gamma (2026)

Bien que les batteries soient grandes, leur talon d’Achille reste la charge rapide. La puissance maximale acceptée est en effet de 160 kW. Voilà qui permettra de passer de 20 à 80 % en 27 min pour la grande batterie et 31 min pour la petite. La faute à des courbes différentes.

Étrangement normale pour une Lancia

Ceux qui sont assez âgés pour s’en souvenir ou ceux qui portent un amour pour la marque vous diront « une Lancia a toujours un truc en plus. » La nouvelle Gamma ne semble pas en faire partie, puisqu’elle se montre extrêmement normale sur la route. Ce n’est en rien négatif, puisque le SUV-Coupé se veut confortable, agréable à conduire sur autoroute et très bien insonorisé.

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First Drive : Lancia Gamma (2026)

La nouvelle Lancia Gamma fait donc profit d’une plateforme bien née, qui ne semble lui donner aucun mauvais point. Cependant, elle ne la démarque pas des autres SUV du groupe. Contrairement au C5 Aircross au confort moelleux, la Gamma se comporte aussi bien que le reste. Sans plus.

Il en va de même pour la consommation. Le 1,2 litre 3-cylindres reste juste pour les reprises, mais il a l’avantage d’être assez frugal. Notre essai se conclut avec une moyenne de 6,2 l/100 km. L’électrique Long Range présente bien plus de puissance sous le pied droit, tandis que sa consommation moyenne avoisine 19,0 kWh/100 km. Même critique que les autres SUV électriques de cette plateforme : malgré une batterie de près de 100 kWh, l’autonomie réelle peine à dépasser les 500 km.

Prix

Comment la Lancia Gamma fait-elle donc pour se différencier des autres SUV du groupe Stellantis ? Eh bien, comme toujours chez Lancia, en nous perturbant à la vue de la liste de prix. Rappelons-le : Lancia est censée être l’une des marques haut de gamme, si ce n’est premium du groupe. Pourtant, la Gamma…est moins chère que le DS N°7 ! Et pas d’un peu.

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First Drive : Lancia Gamma (2026)

L’entrée de gamme Hybrid 145 s’affiche à partir de 39 900 €, tandis que l’électrique demande un minimum de 45 900 €. Pour la version Long Range, il faudra aller chercher 51 900 € à la banque. Voilà qui rend la Gamma électrique 4 000 € moins chère que son frère de chez DS ! Encore mieux : son concurrent direct, le Peugeot e-3008, coûte 4 530 € de plus.

Conclusion

Bien que la nouvelle Lancia Gamma peine à se différencier de ses frères et cousins de plateforme, il n’en est pas moins un SUV-Coupé bien né. Il débarque avec une gamme de motorisations essence et électriques complète ; il offre un bon mélange de style sans pour autant rogner sur l’habitabilité, et il se montre également compétent sur la route. Reste à savoir si taper en plein dans le milieu est un bon plan pour Lancia…
 

Spécifications

Moteurélectrique
Puissance245 pk
Couple343 Nm
Transmissionrapport fixe
Entraînementvoorwiel
Poids2 135 kg
Vitesse maximale190 km/h
Prix du véhicule d'essai€ 51 900
Prix du modèle de base€ 39 900
0 à 100 km/h7.80 sec
Consommation moyenne en essai0.01L/100km
Capacité minimale du coffre560 L
Taxe routière0

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