Pros
- Comportement routier
- Consommation
- Look
Cons
- Prix
- Espace intérieur / coffre
- Absence de conduite à une pédale
C'est quoi ?
Le troisième parfum du C-HR. Après l'hybride et l'hybride rechargeable, place à la variante électrique. Sauf qu'elle ne partage pas ses gènes avec le C-HR : seul le nom est commun. Le C-HR+ est allé chercher sa moutarde et sa technique du côté du bZ4X, mais dans une carrosserie plus compacte et — surtout — moins chère. Ça pourrait bien être elle, la Toyota que tu voudras mettre en leasing en 2026…
Design
Depuis presque deux décennies, Toyota marche sur le fil entre design flamboyant et générique insipide. Pour chaque Supra, il y a une Yaris Hybrid. Pour chaque RAV4, une Corolla Cross. Ce C-HR+ se range clairement dans le camp des designs expressifs. Mieux : c'est l'un des plus beaux Toyota du moment ! Oui, c'est un crossover. Oui, c'est un VE. Mais gare-le à côté d'un Tesla Model Y et l'Américain ressemble soudain à une glace vanille face à un super twister !

Avec sa ligne de toit plongeante, on peut même le qualifier de SUV-coupé plutôt que de SUV. Un coup malin de Toyota, car avec l'Urban Cruiser, le bZ4X et le bZX4 Touring, la marque aligne déjà trois SUV électriques pratiques. Ce C-HR+ vise donc clairement l'acheteur soucieux de style. Exactement comme l'hybride et l'hybride rechargeable, en fait. Des modèles avec lesquels ce C-HR+ ne partage quasiment aucun gène. Principalement parce que le C-HR+ électrique repose sur la plateforme du bZ4X et mesure d'un coup 16 cm de plus qu'un C-HR Hybrid.
Intérieur
Ces centimètres supplémentaires, on doit les sentir à l'intérieur, non ? Eh bien… oui et non. Suis le raisonnement. Le C-HR à moteur thermique n'est pas la voiture la plus spacieuse de son segment (le style avant la fonction, tu te souviens ?), et ce C-HR+ reprend cette philosophie. Est-ce le C-HR le plus grand et le plus spacieux de tous ? Oui ! Est-il exceptionnellement spacieux face à ses concurrents comme le Volkswagen ID.4, le Skoda Enyaq ou le Tesla Model Y ? Non. Pas de panique pour autant. Oui, on peut monter à cinq dans ce C-HR+ et oui, le coffre de 416 litres est plus que vivable. Du moins tant que tu t'accommodes de sa forme un peu bizarre. On dirait que Toyota a simplement coulé du plastique et du tissu par-dessus le soubassement du C-HR+.

À l'avant, rien ne manque. Deux écrans fluides, deux (!) chargeurs à induction pour smartphone et des boutons physiques pour les fonctions les plus utilisées. Toyota fabrique encore des voitures pour des humains et pas pour des zombies du smartphone… et ça se sent. On pourrait tomber dans le piège et qualifier l'intérieur d'un poil ennuyeux, mais alors tu as vécu sous une pierre ces dernières années (et tu n'as pas mis les pieds dans un VE Volkswagen). Non, l'intérieur du bZ4X est solide, qualitatif et fonctionnel. Même les sièges sont plus que confortables.
Conduite / autonomie
Depuis que Toyota a lancé la plateforme T-NGA, tu peux sans hésiter ranger la marque japonaise — que tu associes plutôt à ta grand-mère — parmi les bons élèves en matière de tenue de route. Quel que soit le modèle ou la finition. Ce C-HR+ ne change pas la donne. Tu obtiens un comportement routier mature avec une pointe de qualités dynamiques. Autrement dit : ce C-HR+ ne se présente ni comme une péniche molle, ni comme un pur-sang affûté.

Le calibrage du moteur électrique sur l'essieu avant de 224 ch (pour la "long range" avec batterie de 72.0 kWh) est excellent et ne génère aucun effet de couple désagréable au démarrage rapide. S'il faut chipoter, on regrette que Toyota ne permette pas un one pedal-drive complet. Mais c'est davantage lié aux limites de la plateforme qu'à un manque de volonté de la marque, selon nous. Nous avons roulé le C-HR+ en finition Business et relevé une consommation variant de 13.4 kWh/ 100 km à 17.4 kWh/100 km. Ce qui donne une fourchette d'autonomie de 413 à 537 km. Loin d'être mauvais. La recharge se fait à 11 kW AC en série (22 kW AC possible pour la variante AWD) et un plutôt modeste 150 kW DC.
Prix
À 42.500 euros et 47.640 euros pour la Long Range, ce C-HR+ est à peine 2.000 euros moins cher qu'un bZ4X comparable, qui est un chouïa plus grand. Mais le C-HR+ est plus sobre, offre donc plus d'autonomie et a une gueule nettement plus séduisante. Plus important encore : le C-HR+ Business Long Range est moins cher qu'un Volkswagen ID.4 Pro Business Essential nu, y compris en leasing. Toyota a clairement fait ses devoirs.

Ajoute la garantie de 10 ans et tu obtiens une voiture qui va rendre deux propriétaires heureux. D'abord le client en leasing qui la garde 4 à 5 ans, puis le particulier qui la récupère en occasion.
Verdict
Toyota est le spécialiste de l'hybride depuis des décennies. Ça lui a plutôt bien réussi, mais ça l'a aussi forcé à mener un combat perdu d'avance sur le marché du leasing, passé du plug-in au full EV. Avec le C-HR+, la marque dispose enfin du bon katana pour marquer les esprits sur le marché des flottes.

![Toyota C-HR+ : la meilleure électrique de Toyota ? [Premier Essai]](https://img.youtube.com/vi/1-YLulyGWhs/sddefault.jpg)
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