Essai

Essai : Maxus eDeliver7 – cheval de trait branché... et perles de traduction (2026)

Les marques chinoises sont désormais des habitués du segment des utilitaires électriques. Maxus pousse fort avec une gamme complète qui carbure au diesel et surtout au courant. Autofans a passé une semaine au volant de l'eDeliver7 !

Pros

  • Équipement complet
  • Consommation
  • Prix

Cons

  • Ergonomie du système d’infodivertissement
  • Erreurs de traduction
  • Nombreux signaux sonores

C'est quoi au juste ?

Avec les 3, 5, 7 et 9 au catalogue, le Maxus eDeliver7 est le deuxième plus grand utilitaire de la gamme du constructeur chinois. Le petit « e » devant Deliver, disponible en deux longueurs, trahit les gènes électriques de ce fourgon. Eh oui, on passe non seulement en mode full utilitaire pour cet essai, mais on le fait à la prise !

Cherchez les différences

Tu auras pourtant du mal à les trouver en garant notre Maxus électrique à côté de son frère diesel. Les deux versions se ressemblent comme deux gouttes d'eau, avec un museau affûté orné de ce motif marquant sous les phares LED et un design épuré sans fioritures. Seul l'espace de chargement de la version diesel est plus grand, une partie du volume cargo étant occupée par les batteries.

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Maxus eDeliver7

Et puisqu'on parle de volume cargo : pas de quoi rougir avec cet eDeliver7. 5,9 m³ dans la version à empattement normal, un volume qui grimpe à 6,7 m³ si tu optes pour la variante longue. À l'arrière, tu trouves évidemment les points d'arrimage nécessaires pour fixer ton chargement, sans parler des différentes possibilités d'aménagement offertes par ces utilitaires chinois. En prime, avec une hauteur de 1m99, l'eDeliver7 reste suffisamment « compact » pour être admis dans la plupart des parkings souterrains.

Intérieur soigné

Notre moitié aussi est admise sans souci dans l'eDeliver. L'époque où les utilitaires étaient des cachots spartiates semble révolue. On trouve certes des plastiques durs, mais aussi une finition en simili-cuir, des rangements capables d'avaler une caisse à outils complète et un écran d'infodivertissement de 12,3 pouces qui commande à peu près tout.

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Maxus eDeliver7

Tout ce luxe est de série pour toi et tes deux passagers à l'avant du Maxus. Peinture métallisée, tapis en tissu ou en caoutchouc, sellerie en simili-cuir et crochet d'attelage : la liste d'options de l'eDeliver7 s'arrête là.

Le dilemme de l'écran

Cet écran de 12,3 pouces mérite son propre paragraphe. Joli, assurément, et plutôt réactif. Seulement, tradition chinoise oblige, quasi tout passe par là, sauf la climatisation qu'on règle heureusement via un bouton rotatif. Le freinage régénératif ? Les modes de conduite ? Oui, tout est dans l'écran, sauf… le GPS ! Pour naviguer, il faut passer par Android Auto ou Apple CarPlay. Avouons que ce n'est pas un drame.

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Maxus eDeliver7

Ce qui est plus cocasse, ce sont les traductions que les Chinois ont pondues à partir du néerlandais. Changer ton fond d'écran – ou wallpaper – se trouve sous le menu « papier peint » (behang), le moniteur d'angle mort cherche des « taches aveugles » et « feu de brouillard » est écrit en deux mots, ce qui donne linguistiquement non pas un feu de brouillard… mais un léger brouillard !

Lost in translation

L'eDeliver7 semble parfois lost in translation, et tu hérites en bonus de la ribambelle habituelle de bips et alertes dès que tu dépasses de 1 km/h la limite ou que tu relâches ton attention une seconde. Des avertissements qu'il faut désactiver non pas via un raccourci, mais via le menu… à chaque trajet ! Heureusement, on n'a pas besoin de trop cliquer et swiper.

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Maxus eDeliver7

Et heureusement, la conduite de cet utilitaire rattrape beaucoup de choses. Le ronronnement discret d'un moteur électrique – 204 ch dans le cas de ce Maxus – avec son couple disponible instantanément, colle tout simplement à la perfection à un utilitaire. En plus, l'eDeliver7 se montre assez agile avec un rayon de braquage de 12,1 m, ce qui permet de se faufiler en ville sans souci.

Bon élève à la borne

Comme le système d'infodivertissement, le retour du volant se perd parfois un peu en route, et la suspension est clairement calibrée pour un chargement plein. À vide, il peut se montrer sautillant sur l'asphalte belge (pas vraiment exempt de nids-de-poule). Mais remplis le fourgon de matériel de chantier, de colis ou – dans le cas de votre serviteur – de vélos et de ravitaillement pour un week-end de pédalage dans le Limbourg néerlandais, et le réglage des ressorts et amortisseurs prend tout son sens. Soyons clairs : certains utilitaires se rapprochent davantage du comportement routier d'une voiture particulière, mais comme cheval de trait confortable, le Chinois mérite ses galons.

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Maxus eDeliver7

Et il brille aussi à la borne ! Nous avons relevé une consommation d'environ 23 kWh/100km, à peu près autant que la Maserati que nous avons testée il y a quelques semaines (allez Maxus, le service marketing devrait pouvoir en faire quelque chose), en grande partie grâce à un Cx de 0,30, plutôt bas pour un fourgon. En théorie, la version 77 kWh offre d'ailleurs une autonomie maximale de 485 km. Et à la borne aussi, il fait ce qu'on attend d'un véhicule chinois : pas le pic de charge le plus élevé (80 kW), mais un pic atteint rapidement et maintenu longtemps.

Conclusion

Un équipement généreux, une consommation honnête et un excellent rapport qualité-prix : Maxus transpose ce qu'on connaît des voitures particulières chinoises dans le monde des utilitaires légers. Dommage que la « traduction » de l'écran d'infodivertissement ait suivi sa propre logique, mais ça provoquera davantage un sourire attendri qu'une vraie frustration quand tu regarderas le prix serré de ton nouveau fourgon.

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