Pros
- Confort
- Plus d’espace intérieur
- Meilleure finition
Cons
- Peu de commandes physiques
- Uniquement disponible en boîte automatique
- Peut devenir coûteux (options et packs)
Qu'est-ce que c'est ?
Même si son design ne semblait certainement pas dépassé, le Volkswagen T-Roc avait pas mal de kilomètres au compteur. Le SUV compact a été lancé dès 2017, il y a pas moins de neuf ans. Une période durant laquelle la « Golf surélevée » s'est vendue à plus de deux millions d'exemplaires. Autant dire que la nouvelle génération a de grandes chaussures à remplir.
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Allergique à la prise
Ce défi pousse Volkswagen à faire quelques choix marquants. Le cabriolet est définitivement envoyé au paradis des carrosseries, mettant fin à un type de carrosserie que nous n'avons jamais vraiment compris. Et nous ne semblons pas être les seuls… Plus important encore : Volkswagen réserve aussi quelques surprises côté moteurs. Le T-Roc est en effet toujours hybride, mais allergique à la prise. Il est lancé avec le 1.5 mild hybride bien connu, tandis qu'un deux litres avec transmission intégrale 4Motion suivra l'année prochaine. Ça, ce n'est pas vraiment une surprise. Ce qui suit, en revanche, oui : un T-Roc R sportif et, plus important encore, une version hybride autorechargeable.

Cette dernière est une première absolue pour les Allemands, qui jusqu'ici ne proposaient que des chaînes de traction mild hybride et plug-in hybride dans leurs véhicules. Nous ne savons pour l'instant pas grand-chose de ce moteur. Malgré un Bitte Schön à la prononciation irréprochable, les Allemands présents n'ont voulu nous dire que ce moteur développera 136 ou 170 ch. On s'est donc rabattus sur les T-Roc disponibles à l'essai : les mild hybrides 1.5 litre (116 ou 150 ch) que l'on retrouve dans bon nombre d'autres modèles de Wolfsburg.
Petit Tiguan
L'un d'eux est le grand frère Tiguan, et les ressemblances physiques avec le nouveau T-Roc sautent aux yeux. Des formes comparables et plus lisses, les mêmes bandeaux LED à l'avant et à l'arrière, des logos lumineux et une calandre distinctive, équipée dans la version de lancement de lamelles noires au look baroudeur.

Côté longueur aussi, le crossover compact se rapproche de son grand frère. Comme il flirtait auparavant un peu trop avec les T-Cross et surtout Taigo, la nouvelle génération du T-Roc a pris un coup de barre de traction. Résultat : 12 centimètres supplémentaires, dont 9 entre les deux essieux. Et ça se voit surtout à la banquette arrière, où tu gagnes 3 centimètres d'espace aux jambes ! Le coffre grandit quant à lui de 30 litres, pour atteindre désormais 475 litres.
Unique dans son segment
Cet accent sur la croissance se retrouve aussi dans l'habitacle. À l'intérieur, le T-Roc ressemble au petit frère qui aime enfiler les vêtements du grand, le Tiguan. On y retrouve un cockpit numérique de 10 pouces, combiné à un écran d'infodivertissement central de 10,3 à 12,9 pouces, comme dans le Tiguan. Un festival d'écrans complété en option par un affichage tête haute, une rareté dans ce segment. Apple Car Play et Android Auto sont évidemment sans fil, et l'assistant vocal répond volontiers à tes questions grâce aux connaissances de Chat GPT.

On a déjà beaucoup écrit sur cette configuration intérieure : graphiquement, l'infodivertissement est très bien ficelé, l'ensemble est réactif et la structure des menus est claire. Seul bémol : les boutons physiques autour du système brillent par leur absence. Tu dois par exemple régler la climatisation via les fameuses barres tactiles, pas franchement réputées pour leur précision.
Éponge à ambiance
Les appels à davantage de boutons physiques ont tout de même abouti à une molette sur le tunnel central, qui permet entre autres de régler le volume et les modes de conduite. Tu peux aussi y sélectionner la bonne « ambiance », qui adapte ensuite l'éclairage intérieur, le volume et le fond d'écran. Honnêtement, on n'en voit pas vraiment l'intérêt, mais c'est apparemment ce que veut le conducteur moderne. De quoi faire comprendre à votre serviteur que le quinquagénaire intérieur commence doucement à prendre le dessus sur le trentenaire extérieur.

Ce qui nous réjouit en revanche, c'est la qualité des matériaux. Le nouveau T-Roc reçoit des matériaux plus doux que son prédécesseur, qui en avait justement pris pour son grade à ce sujet. Pas mal de technologies intelligentes font aussi le saut depuis les Volkswagen de gamme supérieure. Le Travel Assist peut ainsi changer de voie automatiquement, et le Park Assist Pro parvient à garer et sortir le véhicule d'une place de stationnement à l'aide d'un smartphone.
Sûr de lui
Nos essais, on les réalise heureusement non pas via smartphone, mais à l'ancienne : volant et pédales. Et l'expérience nous a agréablement surpris. Le T-Roc est l'une des VW les plus agréables à conduire que nous ayons testées depuis longtemps. Ce n'est pas la plus excitante, mais elle est aussi sûre qu'un contrôle fiscal allemand. Le T-Roc garde sa carrosserie bien en ordre et filtre les imperfections sans sourciller. Autrement dit : stable, prévisible et rassurant. Une performance dans un monde où bon nombre de ses concurrents offrent une conduite plutôt déconnectée. Et si tu pousses le bouchon un peu loin, un léger survirage prévisible te remet gentiment les idées en place.

À la pompe aussi, la Volkswagen se montre prévisible. Grâce à une aérodynamique améliorée et des moteurs plus efficients, nous avons relevé une consommation en test de moins de 6 l/100 km, exactement ce qu'annoncent les tests WLTP !
Conclusion
Le Volkswagen T-Roc monte en grade dans la hiérarchie. On peut clairement le qualifier de petit Tiguan grâce à son équipement généreux et sa longueur accrue. Cela a un prix, littéralement, avec un tarif de départ de 32.985 euros. Mais le prix se paie aussi de manière figurée : un design un peu plus « générique » et la disparition des versions à boîte manuelle. La rançon de la maturité ?

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