Les ventes automobiles tournent au ralenti en Belgique (-4,1% sur les cinq premiers mois de l'année), et le marché de l'occasion n'est pas épargné non plus. De janvier à avril, 222.936 voitures d'occasion ont été réimmatriculées, soit 3,8% de moins que sur la même période l'an dernier. C'est ce qui ressort des chiffres d'Autoscout24. Derrière ce recul général se cache une tendance claire : le diesel perd du terrain bien plus vite que le reste du marché.
Les beaux jours sont derrière
Entre janvier et avril 2026, le diesel représente 21,7% des immatriculations d'occasion en Belgique. Autrement dit, grosso modo 1 voiture d'occasion sur 5 a toujours un moteur diesel sous le capot. C'est beaucoup, quand on sait que pour les voitures neuves, cette part tombe sous les 2%. Le diesel n'a donc pas encore dit son dernier mot en occasion. Mais on a clairement dépassé le sommet.

Si l'on regarde les quatre premiers mois de l'année dernière, le diesel détenait encore une part de marché de 26,6% en occasion (soit 1 sur 4). Le diesel perd donc régulièrement du terrain et, selon les chiffres d'AS24, cela s'explique surtout par des ventes qui s'effondrent complètement dans les villes dotées d'une zone de basses émissions (LEZ).
Le diesel de moins en moins cher — et ça se voit aussi à Bruxelles
Depuis janvier 2026, Bruxelles applique les règles LEZ les plus strictes du pays : les véhicules diesel équipés d'un moteur Euro 5 ne peuvent plus y circuler librement. Pourtant, depuis le début de 2026, 2.215 voitures diesel d'occasion ont encore été immatriculées à Bruxelles. Plus étonnant encore : un quart d'entre elles a été mis en circulation avant 2015, ce qui signifie qu'elles ne répondent potentiellement plus aux exigences strictes de la LEZ bruxelloise.

Cette situation illustre une réalité de marché complexe : malgré le durcissement progressif de la LEZ, une partie des automobilistes continue d'opter pour des diesels d'occasion, financièrement plus accessibles. Le prix moyen des voitures diesel sur AutoScout24 a baissé de près de 9,1% au cours des quatre dernières années. Les diesels d'occasion sont ainsi devenus en moyenne 19,7% moins chers que leurs équivalents essence. De quoi pousser surtout les familles au budget serré vers un type de motorisation pourtant honni par les autorités.
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