Chez nous, le terme "youngtimer" désigne surtout des voitures déjà anciennes, mais pas encore assez pour être des oldtimers. Aux Pays-Bas, en revanche, le terme est gravé dans la loi et s'accompagne d'un avantage fiscal. Un avantage que le gouvernement néerlandais souhaite revoir — et pour cela, il sort un nouveau terme du chapeau : la greentimer.
Rouler en VE pour pas cher, pour l'environnement…
Suivez bien : il y a quelques semaines, le gouvernement néerlandais a mis le pays sens dessus dessous en annonçant le report de la limite youngtimer de 15 à 25 ans dès l'année prochaine. Chez nous, ça ressemble à un fait divers. Mais aux Pays-Bas, c'est un "big deal" parce que les entreprises peuvent immatriculer une youngtimer comme véhicule de société avec un avantage de toute nature (ATN) réduit. Autrement dit : aux Pays-Bas, les indépendants et les entreprises peuvent immatriculer relativement bon marché des voitures anciennes et polluantes. Quasiment l'inverse de chez nous en Belgique. Et que se passe-t-il quand l'État veut toucher aux avantages fiscaux des entreprises ? Exact : le gouvernement a très vite fait marche arrière.

Pourtant, ça continue de bouillonner. D'autant plus que l'objectif initial de la réglementation youngtimer (maintenir en vie des voitures encore parfaitement fonctionnelles) a un peu dépassé son but avec l'essor des voitures électriques. Le gouvernement se penche donc sur une version adaptée qui introduit aussi la greentimer. Cette "réglementation greentimer" prévoit qu'une voiture électrique de cinq ans ou plus deviendrait nettement moins chère aux Pays-Bas, et pourrait ainsi constituer une alternative séduisante à l'actuelle youngtimer. Aucune décision définitive n'a encore été prise, mais nul doute que nos voisins du Nord trépignent en attendant la fumée orange.
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