Tourner sa veste selon le vent : c'est une tactique bien connue en politique, mais les CEO n'en sont pas en reste non plus. "La Chine nous rend meilleurs", voilà les mots exacts du CEO du VW Group Oliver Blume lors d'une présentation le 21 avril à Pékin, devant une salle remplie de Chinois. Le même Oliver Blume, fin juillet : l'Europe "doit" d'urgence imposer des taxes sur les PHEV chinois. Bref...
Volkswagen détrôné
D'où vient ce combat d'Oliver Blume contre les hybrides rechargeables chinois en vente en Europe ? C'est simple. Les marques chinoises ont à nouveau doublé leur part de marché en Europe, si bien qu'en juin 2026, elles détiennent plus de 10 % du marché européen. La force motrice de cette percée, c'est l'hybride rechargeable chinois.

Oliver Blume ne l'a pas raté non plus. Il a dû observer, les dents serrées, comment BYD a détrôné le Volkswagen Tiguan PHEV avec l'Atto2, devenu le plug-in le plus populaire d'Europe. Bien que l'Union européenne impose déjà de solides taxes à l'importation sur les voitures électriques venues de Chine, les modèles à moteur thermique (essence, plug-in, hybride) restent épargnés. Le patron du VW Group estime désormais que l'Europe "doit" d'urgence introduire des droits à l'importation sur les plug-ins.
Se battre à armes égales
Le raisonnement d'Oliver Blume est évidemment que toutes les marques doivent pouvoir se battre à armes égales en Europe. Comme les constructeurs chinois proposent des plug-ins nettement moins chers qui n'ont rien à envier en termes de qualité, le client européen tourne le dos aux alternatives allemandes, plus onéreuses.

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