Pros
- Prix
- Performances électriques
- Espace intérieur
Cons
- Comportement routier peu raffiné
- Certains détails ergonomiques
- Isolation phonique
C'est quoi au juste ?
« Une voiture à 25 000 euros » : c'était le rêve qu'on nous vendait lorsque la marque automobile d'Elon Musk, Tesla, débarquait à Bruxelles en 2013 pour marquer son entrée en Europe. Ce rêve n'est pas encore devenu réalité, mais aujourd'hui on s'en rapproche un peu plus. En effet, dans la quête d'un prix plancher, le populaire crossover américain se déshabille plus vite qu'un vendredi soir au Pussycat. Mais que reste-t-il d'une Model Y quand on la dépouille jusqu'à l'essentiel ?
Pas de grandes lumières
En tout cas pas de grand spectacle lumineux. Les larges bandeaux de LED – et donc l'éclairage indirect si reconnaissable à l'arrière de la Model Y – restent réservés aux versions premium du modèle. Et les enjoliveurs métalliques sur les jantes 18 pouces trahissent d'emblée que tu roules en Model Y « pour le peuple ».

À l'intérieur aussi, les différences sont nombreuses. On retrouve tout de même le fameux écran central d'infodivertissement de 16 pouces, sur lequel tu lis entre autres ta vitesse et qui te donne accès à tous les gadgets, des jeux au coussin péteur – et même plus que dans la Model Y Premium. Dans cette version budget, pas de budget justement pour des boutons de réglage des sièges : ça aussi, ça passe par l'écran d'infodivertissement. Pour le reste, la finition est globalement identique, même si tu hérites de sièges partiellement en tissu, que l'éclairage d'ambiance est absent et que le ciel de toit en tissu remplace le toit panoramique.
Comme l'ancienne Y
Et le groupe motopropulseur ? Tesla va tout simplement le chercher dans l'ancienne Model Y. Tu reçois donc une batterie de 69 kWh et un moteur électrique de 300 ch sur l'essieu arrière, pour 534 km d'autonomie dans la version « classique » de la Standard. Le châssis aussi est celui de l'ancienne Y, avec suspension passive.

Cela dit, maintenant que notre petit jeu des différences est terminé, voyons ce que tu obtiens pour les 39 990 euros que Tesla demande pour une Model Y Standard.
Ton ex complètement cinglé(e)
Car soyons honnêtes : la Model Y Standard n'est pas une Model Y dépouillée, mais plutôt une qui revient à l'essence même de la marque. Tesla n'a jamais été la marque des intérieurs somptueux et, même si le coussin péteur et tous les autres gimmicks sont toujours là, ce n'est pas non plus pour ça qu'on achète une Tesla. Non, c'est pour les performances électriques. Alors que le froid hivernal belge réduisait à néant notre envie de jogging matinal, l'autonomie de la Model Y restait quasi intacte. Environ 14 kWh/100 km : voilà ce que consommait l'Américaine budget durant une semaine où nous n'avons pas boudé les kilomètres d'autoroute. Les performances de recharge restent au rendez-vous aussi, avec 175 kW au Supercharger.

Le châssis à amortissement passif et ferme a autant de profondeur que les jeux de mots de ton tonton, mais la direction est directe et le freinage régénératif est un vrai régal. Un conseil : reste autant que possible en one pedal driving, car les freins physiques débarquent à la fête comme ton ex complètement cinglé(e) : raison suffisante pour rentrer illico à la maison. Ne nous fais pas dire ce qu'on n'a pas dit : la Model Y freine fort, mais la pédale de frein manque cruellement de feeling et de précision.
Pas les mains vides
Et vivre au quotidien avec cette Model Y Standard, c'est pareil qu'avec la Model Y classique. L'espace généreux est évidemment toujours de la partie, avec ce coffre gigantesque de 835 litres et un espace aux jambes sur les deux rangées digne d'un joueur NBA moyen. Ergonomiquement, la Model Y souffle le chaud et le froid. L'absence d'instrumentation ou de Head-Up Display nous manque vraiment, tout comme le « swipe façon Tinder » pour passer en Drive ou l'absence d'Android Auto et d'Apple CarPlay. Et les boutons sur le volant, on les aurait aimés un peu mieux éclairés.

En revanche, l'écran est précis, rapide et suffisamment intuitif pour que le plus grand allergique au numérique trouve ses réglages idéaux en un rien de temps. Ce qu'on peut dire aussi de l'application Tesla, d'ailleurs.
Conclusion
La Model Y est avant tout une Tesla, et seulement ensuite « Standard ». Tout au long de notre semaine au volant de ce crossover américain, nous n'avons pratiquement jamais eu l'impression de rouler dans une voiture au rabais. Plutôt dans la Tesla du particulier qui n'a pas un budget de flotte astronomique. La seule chose qui nous manque par rapport à la Model Y Premium ? Les amortisseurs. Mais ça ne suffit pas à amortir… pardon, à assombrir ta joie quand tu vois le prix de cette Model Y.
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