Repéré par nos confrères hollandais du magazine Autoweek via des dépôts de brevet, ce nouveau visage de la Dacia Hipster garde les lignes cubiques du concept dévoilé à Bruxelles, mais range au placard tous les effets de style réservés aux concept-cars. Le hayon en deux parties, véritable star du show-car, cède la place à une simple porte battante façon Citroën Ami. Rétroréflecteurs, emplacement de la plaque arrière, vitrage latéral revu : les détails trahissent une auto désormais pensée pour l'usine, pas pour les projecteurs. Un simple dépôt de design ne garantit jamais une mise en production, mais le signal est difficile à ignorer.

Sous la carrosserie, la Hipster s'annonce comme un quadricycle L7e, accessible dès 16 ans, plafonné à 20 ch et 90 km/h, pour un poids maximal de 450 kg hors batterie. Une autonomie visée d’environ 150 km (WLTP) serait au programme.
Reste la question qui fâche : où la Dacia Hipster sera-t-elle assemblée ? Deux pistes circulent, entre la coentreprise chinoise eGT, montée avec Renault, Nissan et Dongfeng, et l'usine marocaine de Tanger, qui assemble déjà Sandero et Jogger. Un choix pas neutre du tout, puisqu'il conditionne l'accès aux aides réservées aux "e-cars" made in Europe.

Autre souci, la concurrence ne l'attendra pas gentiment sur le parking. Citroën planche sur une 2CV électrique sous les 15 000 €, la Fiat Multipla rôde déjà dans le coin et Dacia devra même composer avec sa propre Spring de nouvelle génération, dérivée de la Twingo. La Hipster aura du style à revendre. Il ne lui reste plus qu'à trouver sa place...
Ajouter un commentaire
Vous devez être connectés pour poster un commentaire.
Se connecter