Vous avez déjà entendu parler des sept japonais ? Ce sont les sept grands constructeurs automobiles du pays du soleil levant. À savoir : Toyota, Honda, Nissan, Mazda, Subaru, Mitsubishi et Suzuki. Le premier a confié à son Chief Industry Officer Koji Sato la mission de tendre la main aux autres marques pour créer ensemble une résilience industrielle face aux défis actuels du secteur. Ou pour le dire autrement : la Chine.
Standardiser jusqu'aux vis et boulons
L'idée n'est évidemment pas révolutionnaire en soi. Un coup d'œil au Volkswagen Group, à Stellantis ou à Geely suffit pour constater que la collaboration étroite entre constructeurs n'a rien d'exceptionnel. Mais si les sept japonais se sont parfois donné un coup de main, Toyota veut désormais aller beaucoup plus loin.

Bien que nous parlions dans le titre du "Stellantis du Japon", ce n'est pas l'objectif final de Toyota. La marque souhaite plutôt que tous les constructeurs japonais s'assoient autour de la table pour standardiser une foule d'éléments d'une voiture. Vous pensez peut-être immédiatement aux moteurs ou aux plateformes, mais Toyota vise encore plus en amont dans le processus de développement. La standardisation de la marge d'erreur pour l'acier utilisé dans les voitures, par exemple. Actuellement, chaque constructeur applique sa propre marge, ce qui oblige les fournisseurs à mettre en œuvre différents processus de production. Standardiser tout cela crée un gigantesque avantage d'échelle et, en théorie, des prix plus bas.
Une tempête séculaire
Toyota veut donc cesser de se battre sur les vis et les boulons. Au sens propre. Par ailleurs, Koji Sato a lâché une autre réflexion intéressante. Selon lui, nous traversons une tempête qui "ne survient qu'une fois par siècle". L'automobile ayant à peine un bon siècle d'existence, on est curieux de voir à quel point elle résistera à cette tempête.

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