Pros
- Belle nouvelle face avant
- Faible consommation
- Un nombre rafraîchissant de boutons
Cons
- Quelques plastiques bon marché par endroits
- Batterie (trop) petite pour un break
- Capacité de recharge rapide limitée
Qu'est-ce que c'est ?
Voici l'Opel Astra telle qu'on la connaît depuis 2022, mais en légèrement différent. Opel a offert à son iconique berline du segment C un facelift qui a renouvelé aussi bien la proue que la technique. L'occasion de la remettre à l'épreuve, en commençant par le look.
Un vrai "facelift"
Opel prend le concept de facelift très au sérieux, cette Astra en est la preuve. De face, pratiquement tout est flambant neuf : du bouclier à la fameuse calandre 'Vizor'. Cette dernière arbore carrément une moustache LED qui se prolonge dans les phares, mais la vraie pièce maîtresse de cette nouvelle bouille, c'est le logo. Désormais lumineux, il fait le lien avec les Opel plus récentes comme le Grandland.

Plus on s'éloigne vers l'arrière, plus les modifications deviennent difficiles à repérer… voire impossibles. Le vrai connaisseur remarquera peut-être un nouveau jeu de jantes, mais le flanc et la poupe restent pratiquement inchangés. C'est aussi le cas de cette Astra 'Sports Tourer' : un break du segment C aux lignes traditionnelles, comme on en voit rarement passer de nos jours.
Quelques kWh de plus
Quoique, "traditionnel" : sur un point, cette Astra Sports Tourer n'a rien d'ordinaire. Sous le capot, pas de bloc essence PurePech ni de diesel AdBlue-HDi, mais un moteur électrique ! Ce dernier envoie 156 ch et 270 Nm aux roues avant. Et on sait ce que vous pensez : "l'Astra Electric avant le facelift affichait déjà ces chiffres, non ?" Vous avez raison : côté moteur, rien n'a changé. Côté batterie, en revanche, si.

L'ancien pack de 54 kWh cède sa place à une unité de 58,3 kWh, dont 55,4 kWh effectivement utilisables. On le sait : ce n'est toujours pas gigantesque selon les standards actuels. Même constat pour la puissance de charge rapide, qui reste à 100 kW. L'avantage de cette batterie compacte, c'est que même avec une vitesse de charge aussi modeste, vous passez de 10 à 80 % en une petite demi-heure.
Étonnamment sobre
Mieux encore : si l'on en croit Opel, cette petite batterie n'est même pas un inconvénient. Comme avant le facelift, cette Astra Electric mise avant tout sur sa sobriété, pour atteindre sur papier 454 kilomètres d'autonomie. C'est pour la hatchback, car ce break Sports Tourer se contente d'une autonomie WLTP de 445 kilomètres. Ce qui reste tout de même quelques kilomètres de plus que la Peugeot E-308 SW, sa cousine de plateforme équipée du même groupe motopropulseur. L'Astra fendrait l'air un poil mieux, apparemment.

C'est donc une belle autonomie pour un modèle doté d'une si petite batterie. Mais l'atteignez-vous dans la vraie vie ? Bien sûr que non, et c'est le cas de tous les VE. Pourtant, tout n'est pas de la poudre aux yeux : l'Astra Electric est effectivement remarquablement sobre. Nous avons relevé une moyenne de 15,2 kWh/100 km au cours de notre semaine d'essai. Faites le calcul : cela donne une autonomie réelle de tout juste sous les 365 kilomètres. Moins que promis, donc, mais vivable.
Pourquoi pas un poil plus de batterie ?
Seulement voilà : est-ce vivable… pour un break ? Cette version Sports Tourer se targue d'un coffre de 516 litres. C'est un peu moins qu'une version non électrique, certes, mais ça reste un volume dans lequel on a envie de glisser quatre sacs de voyage. La banquette arrière offre assez d'espace pour garder votre progéniture au calme quelques heures, mais en tenant compte d'une consommation plus élevée sur autoroute et d'un peu de marge dans la batterie, vous êtes branché à un chargeur rapide tous les 200 à 250 kilomètres.

C'est là que le bât blesse pour ce Sports Tourer. Si la nouvelle batterie de l'Astra offre assez d'autonomie pour rendre la hatchback pertinente, nous aurions apprécié un pack encore plus grand pour le break… Et vous savez quoi : ce pack, Stellantis l'a dans ses cartons. Les Peugeot E-408 et DS N°4, techniquement apparentées, reçoivent par exemple une batterie de 58,2 kWh de capacité nette. Pourquoi ne pas la glisser dans l'empattement tout aussi grand de leurs breaks ? Mystère.
Comme il sied à une auto germano-franco-italienne
Tant qu'à faire, on aurait aussi aimé voir le moteur électrique de 210 ch de la Peugeot E-408 et de la DS N°4 transplantés ici. Ne nous méprenez pas : 156 ch suffisent amplement pour mettre l'Astra en mouvement. Mais en secret, cette auto se montre plutôt affûtée en virage, et un surcroît de puissance la rendrait franchement amusante. De plus, notre Sports Tourer s'est révélé remarquablement stable à vitesse élevée. Comme il se doit pour une auto allemande… Ou germano-franco-italienne, selon ce que Stellantis est devenu.

Ce côté Stellantis transparaît évidemment dans l'habitacle : le connaisseur remarquera que bon nombre d'éléments de commande sont partagés entre les marques. Opel a toutefois fait l'effort de préserver une impression germanique, avec un dessin plus rectiligne que chez Peugeot, par exemple. En revanche, certains matériaux paraissent un brin moins agréables : tunnel central dur et plastiques un peu faiblards dans les portes. Ce qui nous a plu, en revanche, c'est le beau nombre de boutons physiques sur la planche de bord.
Prix compétitif (hors Chinois)
Cela dit, on ne peut pas tout avoir dans cette gamme de prix, car l'Astra reste un produit relativement abordable. Comptez à partir de 27.490 euros, mais pour une hatchback à moteur essence mild hybrid. L'Astra Electric démarre à 37.490 euros pour la hatchback et à 38.490 euros pour le break. Ce qui la rend d'ailleurs quelques milliers d'euros moins chère qu'une Peugeot E-308 techniquement identique – même si l'écart s'explique surtout par le fait que Peugeot ne propose l'électrique que dans des niveaux d'équipement supérieurs.

Face aux concurrentes d'autres horizons, l'Astra n'est pas mal positionnée non plus. Une Kia EV4 de base coûte déjà plus de 1.000 euros de plus pour une batterie de taille comparable, et elle n'existe pas en break. Ça se complique évidemment si vous placez cette Opel à côté de rivales chinoises, comme Leapmotor, avec lequel Stellantis est désormais lié. Là, vous en avez davantage pour votre argent. Opel aurait peut-être pu en faire plus lors de ce facelift pour que l'Astra Electric se démarque vraiment.
Conclusion
L'Opel Astra Electric arbore une nouvelle face avant et une nouvelle batterie, synonyme d'un peu plus d'autonomie. En pratique, toutefois, cette autonomie reste un poil juste – surtout en version Sports Tourer. Le break invite au voyage grâce à son bel espace et à son comportement routier stable, le tout pour un prix relativement raisonnable… Alors imaginez si l'on avait pu combiner tout cela avec une batterie optionnelle encore plus grande.
Spécifications
| Moteur | Elektromotor |
|---|---|
| Puissance | 156 pk |
| Couple | 270 Nm |
| Transmission | Automaat (vaste verhouding) |
| Entraînement | voorwiel |
| Poids | 1 690 kg |
| Vitesse maximale | 170 km/h |
| Prix du modèle de base | € 38 490 |
| 0 à 100 km/h | 9.50 sec |
| Capacité minimale du coffre | 516 L |
| Capacité maximale du coffre | 1 553 L |
| Taxe routière | 0 |
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