Après une période difficile, la Tesla Model Y semble retrouver ses jours de gloire. Mais là où le modèle actuel cartonne sur le marché du neuf, la première Model Y fait de même sur celui de l'occasion. Pas mal d'ex-voitures de leasing cherchent en effet un nouveau propriétaire après quatre à cinq ans de service. Faut-il alors choisir l'ancienne ou la nouvelle version ? On a mené l'enquête !
De grandes chaussures à remplir
La nouvelle Model Y, nom de code Juniper, doit en quelque sorte chausser les baskets d'un joueur NBA. La Model Y originale était en effet une référence ab-so-lue. Prenez sa forme : aussi palpitante que l'épisode moyen d'un eighties soap, mais fonctionnelle, car la Model Y fend l'air comme un couteau dans du beurre mou. Et ça a inspiré la concurrence. De l'Europe aux États-Unis, en passant surtout par la Chine : le nombre de crossovers électriques qui s'inspirent de la Model Y ne se compte plus sur les doigts de la main.

Et on n'a même pas encore parlé de son coffre gigantesque. Plus de 2.000 litres banquette rabattue ! Ça a inspiré les Américains à en faire une version sept places, certes en série limitée… et pour les gens aux jambes courtes. Mais bon, ça en dit long sur le volume de coffre de cette voiture qui, avec ses quelque 4m75, n'est absolument pas un paquebot roulant.
Un écran… et rien d'autre
La finition intérieure n'est pas non plus celle d'un paquebot de luxe, et c'est l'un des points qui valent le plus de critiques à la Model Y. Oui, tu as cet écran central gigantesque, rapide et graphiquement au top. Mais ça s'arrête là.

Et on le dit au sens propre. Tu commandes quasi tout via cet écran, ce qui n'est pas toujours ergonomiquement idéal. Les autres matériaux ne sont pas non plus les plus flatteurs : plastiques durs, teintes sombres. Les uns appellent ça minimaliste, les autres… ennuyeux. Même un combiné d'instruments classique, sous forme d'écran ou via un head-up display, brille par son absence. Résultat : dans notre petit pays truffé de radars, tu bouges constamment la tête de gauche à droite, comme un pigeon, pour vérifier ta vitesse sur l'écran central.
De l'ancien au nouveau
Malgré cette finition perfectible, la Model Y s'est couronnée élève la plus populaire de sa classe grâce à une grande qualité. Technologiquement, elle appartenait à l'avant-garde. Et on ne parle pas uniquement de cet écran central qui, par exemple, intégrait parmi les premiers tes arrêts aux superchargers dans le calcul d'itinéraire. Des superchargers où tu pouvais charger à une puissance de 250 kW, hallucinante pour l'époque !

La Model Y était donc une pionnière, mais la concurrence l'a rattrapée. Design, batteries, conduite autonome… les autres marques ont vite prouvé qu'elles faisaient aussi bien, voire mieux que l'ancêtre. Une nouvelle Model Y s'imposait. Et elle est arrivée début 2025, sous le nom de code Juniper.
Attention aux LED
Tel un bon chirurgien esthétique, la Juniper a retouché ce qui flottait. La voiture gagne quatre centimètres en longueur grâce à des pare-chocs plus larges, et tu reçois une bande LED continue à l'avant comme à l'arrière. Ici, à l'arrière, elle éclaire même les lettres Tesla plutôt que la route, ce qui en fait la première voiture au monde dotée d'un éclairage indirect. En prime : un autre becquet arrière et des jantes plus aérodynamiques, qui te permettent de grappiller en moyenne quelque 30 kilomètres d'autonomie supplémentaires.

À l'intérieur, la Juniper mise sur le luxe : matériaux plus doux, sièges ventilés à l'avant, éclairage d'ambiance… On n'ira pas jusqu'à dire que la Model Y passe d'une grotte préhistorique à un resort cinq étoiles, mais le progrès est indéniable. Et bien sûr, les points forts sont conservés. Comme pour son ancêtre, l'espace à l'avant, à l'arrière et dans le coffre reste au sommet du segment. Mais est-ce aussi le cas sur la route ?
La Juniper fait parler d'elle… ou justement pas !
Une fois en route, la Model Y te montre immédiatement à quel point elle a évolué. Ou plutôt : te le fait entendre. L'isolation phonique a été sérieusement améliorée, ce qui réduit les bruits de vent et de roulement. Et ça contribue évidemment à cette expérience de conduite silencieuse et électrique.

Le châssis a aussi été revu, ce qui le rend plus confortable qu'avant. On ne parlerait pas encore de tapis volant, mais la différence est vraiment perceptible. Et oui, les points forts, comme l'excellente consommation, restent de la partie. Alors que le reste du monde EV évolue doucement vers des plateformes 800 volts, la Model Y prouve en termes de consommation et de temps de charge qu'il reste de la marge sur le 400 volts.
Bête de prix
Le prix a toujours été l'un des arguments massue de la Model Y. La première version coûtait à l'époque de la prime EV flamande à peine 39.000 euros… et ça, sans la prime déduite ! Aujourd'hui, tu paies au minimum 50.000 euros pour une version Premium du nouveau modèle. Mais il y a un « mais ». Car Tesla a entre-temps lancé une version Standard de la Model Y, une variante dépouillée technologiquement proche de la première Model Y, disponible pour quelque 40.000 euros. La question est donc de savoir si une Model Y d'occasion de première génération est un achat plus intéressant.

On peut déjà dire que le choix est vaste, car pas mal d'ex-voitures de leasing arrivent en ce moment sur le marché de l'occasion. Rien que sur Autoscout24, il y en a actuellement 118 à vendre ! Et tu y trouves des versions Long Range, voire des AWD de plus de 500 ch avec environ 50.000 km pour quelque 35.000 euros ! Les versions avec un peu plus de kilomètres ou les Standard Range se dénichent même pour moins de 30.000 euros ! La question que beaucoup se posent, c'est ce qu'un VE d'occasion offre encore comme performances. On te la retourne volontiers : achèterais-tu un VE d'occasion uniquement s'il est accompagné d'un certificat state of health pour la batterie ? Dis-le-nous dans les commentaires !

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par Piet Snot
par This That
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