Pros
- Comportement routier dynamique
- Chaîne hybride efficace
- Prix attractif
Cons
- Design (trop ?) audacieux
- Boîte automatique pas des plus rapides
- Commandes au volant déroutantes
De quoi s'agit-il ?
Voici déjà la sixième génération de la Renault la plus populaire de tous les temps — véridique. Depuis 1990, les Français ont écoulé plus de 16 millions d'exemplaires de la Clio et aujourd'hui encore, elle reste la voiture la plus vendue de leur gamme. C'est remarquable pour une berline compacte traditionnelle, mais la Clio joue à chaque fois la carte du prix abordable, du comportement routier agréable et, bien sûr, d'un design accessible… Non ?
Découvrez ici notre vidéo de la nouvelle Renault Clio en collaboration avec Autoscout24 :
Fini le côté mignon
Avant de monter au créneau dans notre section commentaires : permets-nous de tenter de calmer les esprits. Oui, nous aussi, nous n'avons pas trouvé la nouvelle Clio très flatteuse en découvrant les premières photos de presse. Mais maintenant que nous la croisons dans la rue, tout semble littéralement et figurément tomber en place. Ces phares effilés sans coiffe paraissent un peu nus au premier regard, mais combinés à l'éclairage LED en C dans le bouclier et à la petite calandre hexagonale, la face avant a fière allure.

À l'arrière aussi, le côté mignon a disparu avec l'éclairage scindé et le becquet en noir contrastant. Ce nouveau langage stylistique est là pour durer. Renault parle d'une « Nouvelle Vague » qui emportera bientôt les autres modèles dans son sillage. Ne crois pas pour autant qu'il ne reste rien de familier sur cette Clio : elle conserve heureusement sa silhouette de berline compacte cinq portes, même si elle a grandi d'environ six centimètres pour atteindre 4,12 mètres.
Moteur plus gros, batterie plus grande
Sous la peau aussi, il reste d'ailleurs plus de l'ancienne Clio qu'on ne le penserait. La sixième génération repose sur la même base CMF-B que la cinquième, dans une forme nettement améliorée. Inutile donc d'espérer une version électrique — cet honneur reste réservé à la Renault 5 — car la Clio reçoit à nouveau des moteurs à combustion sous le capot, à commencer par un petit trois-cylindres 1.2 litre. Ce moteur envoie 115 ch aux roues avant, éventuellement combiné à une boîte automatique à six rapports.

La star du spectacle reste toutefois la Clio E-Tech Full Hybrid. Mais on devine ta pensée : « la Clio précédente avait déjà ça, non ? » Exact, sauf que ce nouvel exemplaire hérite d'une version profondément mise à jour de la chaîne de traction hybride autorechargeable de Renault. La cylindrée passe de 1.6 à 1.8 litre et la capacité de la batterie grimpe elle aussi, de 1,2 à 1,4 kWh. Résultat : une hybride à la fois plus efficiente et plus puissante, forte de 158 ch et 205 Nm de couple.
Bien plus onctueux qu'avant
Nous avions déjà pu goûter à cette chaîne de traction dans le Dacia Bigster — et dans le Mitsubishi Grandis, d'ailleurs — et il faut le dire : elle est nettement plus souple que sa devancière. La boîte automatique n'est toujours pas la plus rapide à passer les rapports, mais la capacité de batterie supplémentaire permet de mieux combler les transitions. En conduite calme, les passages entre moteur thermique et électrique sont quasi imperceptibles, même si le thermique se montre parfois bruyant quand la batterie a besoin d'être rechargée.

Malgré la croissance du moteur thermique, Renault promet d'ailleurs que la chaîne de traction révisée est plus sobre qu'avant. La marque évoque même une consommation moyenne de 4,1 l/100 km. Et tu sais quoi : ça ne nous semble pas irréaliste. Nous avons relevé une moyenne de 4,6 l/100 km au cours de notre semaine d'essai, mais comme d'habitude, nous avons surtout avalé des kilomètres d'autoroute, où le moteur électrique intervient moins. Pourtant, même là, il entre parfois en action : tu vois soudain le symbole « EV » s'afficher sur ton écran de bord alors que tu roules à 120 km/h.
Un coffre de Mégane
L'avantage d'une hybride sans prise, c'est qu'on n'a pas à se soucier de tout ça : tu conduis et la voiture fait le travail de réflexion. Et en roulant, cette nouvelle Clio se révèle une fois de plus un véritable couteau suisse. En ville, elle est maniable ; à haute vitesse, elle est stable. Seules les grandes jantes de notre version Esprit Alpine pénalisaient un peu le confort, mais en échange, tu obtiens un comportement sportif… étonnamment sportif, même.

Avant de rêver d'une nouvelle variante RS : elle n'est pas au programme pour l'instant, tout comme le break d'antan. Comme pour la génération précédente, cette Clio s'en tient à la berline compacte cinq portes, mais heureusement, on s'en accommode très bien. L'espace aux jambes à l'arrière a augmenté par rapport à la génération précédente, tandis que le coffre, avec ses 391 litres, figure parmi les plus grands du segment. C'est à peu près autant que ce qu'offrait la dernière génération de la Mégane berline compacte !
Stress de manettes
À l'intérieur, tu trouves deux écrans de 10,1 pouces derrière lesquels se cache un système d'infodivertissement Google. Nous le qualifions souvent de logiciel le plus pratique du marché, et nous le pensons toujours. Si tu n'es pas tout à fait d'accord, tu disposes aussi d'une rangée de raccourcis physiques sous l'écran… Mais en parlant de commandes : Renault ne parvient toujours pas à intégrer toutes les fonctions nécessaires dans le volant, si bien qu'une version avec boîte automatique se retrouve avec pas moins de trois manettes différentes à droite de la colonne de direction.

Pour le reste, rien à redire sur cet habitacle. Certes, sous la ceinture de caisse, la qualité des matériaux n'est pas extraordinaire, mais c'est la norme dans ce segment et dans cette gamme de prix. La Clio détourne habilement l'attention grâce à l'utilisation de tissu sur le tableau de bord et, dans le cas de notre Esprit Alpine, un panneau avec un jeu de couleurs qui évoque de l'aluminium chauffé. Dans la porte, un élément décoratif transparent diffuse un éclairage d'ambiance.
Supplément pour la high-tech
Tout cela est donc plutôt chouette pour une berline compacte abordable, car c'est bien ce que reste une Clio. La version la moins chère ne coûte que 18.950 euros, et elle n'est même pas si mal équipée. Pour ce prix, ton petit trois-cylindres 1.2 litre est couplé à une boîte manuelle à six rapports, le tout en finition Evolution. Compte donc de série sur le régulateur de vitesse adaptatif, les capteurs de stationnement arrière et la connectivité smartphone, en plus bien sûr de cet écran de 10,1 pouces… Que demander de plus ?

La chaîne de traction hybride, peut-être, car la E-Tech Full Hybrid démarre d'emblée à 23.550 euros. Ça semble nettement plus cher sachant que tu obtiens toujours une version Evolution, mais l'hybride embarque d'office une boîte automatique. Pour le trois-cylindres classique avec boîte auto, Renault demande déjà 22.300 euros : le supplément pour la version hybride reste donc plutôt limité, sachant que tu reçois bien plus de technologie en échange.
Conclusion
La nouvelle Renault Clio a beau afficher un look radicalement différent à l'extérieur, sous la peau, elle reste reconnaissable. Il s'agit donc d'une évolution technologique de sa devancière, et cela vaut aussi pour la version E-Tech hybride. Celle-ci mise sur plus de puissance, plus de raffinement et plus d'efficience, au point que cette sixième génération de Clio est devenue une voiture étonnamment mature… à un prix qui reste plus que raisonnable.

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