Hier encore, nous pouvions consulter les tableaux de Febiac concernant les motos. Aujourd'hui, les chiffres automobiles sont prêts. On savait déjà que le marché auto avait reculé de 5,9% au cours des trois premiers mois de l'année. On découvre maintenant qui a effectivement acheté ces 113 805 voitures immatriculées.
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Allons droit au but : la panique dans le monde du leasing n'est pas infondée. Le marché de la voiture de société continue de se contracter sensiblement. Mieux encore, le Belge rachète davantage de voitures à titre privé. Au premier trimestre 2026, la balance est donc quasi à l'équilibre. 48,8% des immatriculations de voitures neuves étaient le fait de particuliers – une hausse sérieuse par rapport aux 41,7% de la même période l'an dernier –, tandis que la part du marché professionnel recule à 51,2% contre 58,3% sur la même période l'an passé.

Pour explication, Febiac pointe un marché professionnel saturé, qui a connu une vague de renouvellement importante en 2021 et 2024, ainsi qu'une normalisation du côté des particuliers après quelques années turbulentes (inflation, retards de livraison, changements de règles fiscales). Si l'effet Salon continue de se déployer dans les mois à venir (comprenez : des particuliers ayant profité des offres du Salon pour acheter une voiture), on pourrait bien se retrouver d'ici la fin de l'année dans un monde où les immatriculations de voitures particulières dépassent celles des voitures de société en Belgique.
L'essence en tête !
Côté motorisations, pas de surprise majeure : le diesel a quasiment disparu des immatriculations belges. Avec 2,3% du total des immatriculations, il repense avec nostalgie à ses beaux jours. L'essence, elle, renforce son emprise sur le marché et représente désormais 44,4% du total des immatriculations.

La full hybrid (sans prise, donc) affiche également une croissance et atteint 12,2% des immatriculations. C'est aujourd'hui nettement plus que l'hybride rechargeable, qui ne représente plus que 5,8% du total en raison des règles fiscales adaptées. Et le VE alors ? Avec 34,7%, c'est une motorisation qu'on ne peut plus ignorer sur le marché. Même constat chez les particuliers : avec 8,7% du total des immatriculations privées, l'intérêt pour le VE continue de croître. Mais l'essence reste roi.
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