De l'extérieur, cette Donkervoort P24 RS ressemble à toutes ses sœurs, mais à l'intérieur, elle est très différente. Qu'ont-ils fait aux Pays-Bas ?
Dans un nombre très limité de cas, nous, les Belges, pouvons être jaloux des Néerlandais. Nous apprécions par exemple les bitterballen et les stroopwafels. Tout comme la franchise dont ils font preuve pour dire que la dernière création culinaire de leur partenaire... a une odeur assez étrange. (Maudite culture flamande du « tourner autour du pot » !). Et bien sûr, le fait que les Néerlandais possèdent avec Donkervoort une marque de voitures de sport complètement folle !
Pas Audi, mais Ford
Leur dernière création, la P24 RS, s'inscrit dans la continuité de l'histoire de la marque, mais il y a tout de même une grande différence. Oui, c'est toujours un bolide de course avec autant de carbone et d'ailettes au mètre carré qu'une voiture de course moyenne. Oui, il faut toujours avoir un diplôme supérieur en yoga pour se glisser dans le siège. Et oui, les systèmes d'aide à la conduite et l'électronique sont toujours réduits au minimum pour une expérience de conduite aussi pure que possible (pas de direction assistée ni de contrôle de traction de série), mais cette expérience est tout de même un peu... différente.

La plus grande nouveauté de cette P24 RS se trouve en effet dans le nez. Les cinq trompettes en cuivre d'Audi ne fournissent plus la bande sonore, l'orchestre compte désormais six cylindres et... est américain ! Audi ayant décidé d'abandonner progressivement son célèbre cinq cylindres, les Néerlandais ont dû chercher un nouveau fournisseur de moteurs, qu'ils ont trouvé en la personne de Ford.
Pick-up... ou supercar !
Le nouveau cœur de la Donkervoort est donc constitué du moteur EcoBoost V6 de 3,5 litres, que l'on trouve notamment dans le F-150, mais aussi dans la Ford GT, développant 600 ch et 800 Nm de couple sur les roues arrière. Et Ford n'est pas le seul responsable. Contrairement à vos années d'école, où les trois quarts des membres du groupe de travail se contentaient d'inscrire leur nom au bas du projet, Donkervoort a bel et bien consacré du temps et des efforts au V6. Le moteur est ainsi équipé de collecteurs d'échappement imprimés en 3D, de collecteurs d'admission en CFRP, d'intercoolers imprimés en 3D et d'un système de lubrification à carter sec, mais surtout, les turbos ont été spécialement développés à cet effet par la société néerlandaise Van der Lee. Le résultat ? La Donkervoort P24 RS peut passer de 0 à 100 km/h en moins de 2,4 secondes et atteindre 200 km/h en 7,3 secondes !

Mais nous nous intéressons surtout à une autre technologie, moins visible. Les feux à l'avant de la P24 RS sont en effet des feux de jour. Les vrais phares ? Ils se déploient vers l'extérieur, comme dans la première Mazda MX-5 ou la Ferrari F40. Les années 80 sont de retour ! Les Néerlandais ne procèdent toutefois pas tout à fait de la même manière, puisque leurs phares se déploient latéralement plutôt que vers le haut, mais vous voyez ce que nous voulons dire. Selon Donkervoort, cette construction particulière a d'ailleurs été conçue pour améliorer l'aérodynamisme.
Minimaliste... mais pas pour le prix
Il est clair où Donkervoort a concentré son attention lors du développement de cette voiture, car l'intérieur de la P24 RS est pratiquement identique à celui de son prédécesseur, la F22. Minimaliste, à l'ancienne, avec des boutons, comme il sied à une telle voiture.

Le prix, en revanche, n'a rien d'ancien. Les Néerlandais demandent un peu moins de 300 000 € pour cette P24 RS, dont ils assembleront 150 exemplaires.
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