Dans la gamme de Mercedes, la Classe S a toujours pris la place de l’innovation, culminant au sommet du luxe et de la technologie de la marque à l’étoile. Le modèle actuel accuse déjà près de 6 ans au compteur, il est donc temps pour une mise à jour bien méritée.
Une question de pourcentage et d’étoiles
La nouvelle Mercedes Classe S prend une page du livre récemment écrit par sa plus petite sœur, la CLA. Non, elle ne devient pas électrique…mais elle se pare d’étoiles ! On en trouve deux dans les optiques avant et même trois dans les feux arrière. Pour ceux qui n’auraient pas compris qu’il s’agit ici d’une Mercedes, même le symbole sur le capot est désormais éclairé…

Quitte à parler d’éclairage, la calandre est également éclairée. Elle est aussi 20% plus grande qu’avant – les Allemands vivent-ils dans un fichier Excel ? – mais son esthétique n’est pas copiée sur l’énorme calandre du récent GLC ou du Concept Vision Iconic. D’après Mercedes : « plus de 50 % de la Classe S a été repensé, modernisé et perfectionné. »

Cependant, le style ne traduit pas cette évolution, puisque la ligne entre la S et la E semble de plus en plus floue. Mercedes aurait raté l’occasion de faire de sa S la réelle vitrine de son futur et de son savoir-faire ?
Esprit, es-tu là ?
Tandis que l’extérieur ne change que peu, l’habitacle effectue une réelle transformation. De nos jours, quand on s’attend à une nouveauté de la marque à l’étoile, elle s’accompagne d’office d’une foulée d’écrans. La nouvelle Classe S ne déroge pas à la règle. Pourtant, elle n’apporte aucune réelle évolution drastique…

La planche de bord de la S fait fi de son écran vertical, en faveur de deux écrans logés derrière un même pan de verre. Eh oui…comme dans la Classe E ! Il s’agit d’ailleurs des mêmes écrans, puisque les dalles tactiles taillent à 14,4 pouces pour l’infodivertissement et 12,3 pouces pour l’écran passager. Ils embarquent la dernière génération du système MBUX, avec la navigation basée sur Google Maps et même plusieurs intelligences artificielles (ChatGPT, Microsoft Bing et Google Gemini).
Voyage en première classe
Outre un nouveau volant doté de boutons physiques – eh oui, Mercedes y revient aussi – la nouvelle Classe S se dote également de deux chargeurs à induction, ainsi qu’une caméra sur la planche de bord pour les réunions. Cependant, le grand patron fera plutôt sa réunion à partir de la banquette arrière.

Et puisqu’il s’agit ici du grand patron, il aura certainement opté pour l’option « First-Class », qui offre deux sièges confortables séparés par une console centrale et deux écrans tactiles de 13,1 pouces. Même ceux qui n’optent pas pour cette version auront le choix entre 150 couleurs extérieures et 400 combinaisons intérieures, y compris une option sans cuir faite de textile à base de lin et polyester recyclé.
Du diesel au V12
Sous le long capot de la Classe S, les évolutions ne se bousculent pas. Mercedes y préfère une série de modifications. Le V8 4,0 litres de la S 580 voit sa puissance grimper à 537 ch et 750 Nm de couple, tandis que le 6-cylindres en ligne des S 450 (367 ch) et S 500 (449 ch) offre plus de couple.

Outre les deux versions diesel, S 350d (313 ch) et S 450d (367 ch), la Classe S reste toujours disponible en deux versions hybrides rechargeables. Basées sur les versions essence, les deux versions offrent jusqu’à 100 km d’autonomie grâce à leur grande batterie de 21,96 kWh.
Pour ceux qui veulent plus de puissance, ou plus de cylindres, il faudra devenir diplomate, politicien ou…extrêmement riche ! Eh oui, la Classe S s’équipe toujours d’un V12 biturbo de 6,0 litres, mais uniquement dans sa version S 680 Guard blindée. Cette version dispose de plus de 600 ch et elle est, soit dit en passant, homologuée pour le plus haut niveau de protection balistique des véhicules civils.
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