Essai

Essai : Firefly, cheveu dans la soupe européenne ? (2025)

Alors que les constructeurs européens continuent de tergiverser quant au lancement de compactes électriques pratiques à moins de 30 000 €, plusieurs marques chinoises montrent à quoi pourrait ressembler un tel avenir. Cette Firefly est peut-être l'exemple le plus convaincant à ce jour...

Pros

  • Habitacle pratique
  • Accent sur le confort
  • Technologies embarquées

Cons

  • Design polarisant ?
  • Pas de version "Grande Autonomie"
  • Notoriété

Qu'est-ce que c'est ?

Ce que la Mini originale était pour BMW, Firefly l'est pour Nio. Une sous-marque pour laquelle les graphistes et les designers ont eu carte blanche pour concevoir la voiture et la marque. Tout comme la Mini originale sous la bannière BMW, le nom de la marque et celui du modèle sont identiques. Il s'agit donc de la Firefly Firefly : une compacte électrique qui veut convaincre par sa technologie innovante, ses possibilités de rangement bien pensées et son style maison élaboré dans les moindres détails. Et oui, elle coûte 29 990 €.

Attendez, n'existe-t-il pas déjà des électriques européenes à moins de 30 000 € ?

En effet. Mieux encore, on en trouve même à moins de 25 000 € ! Nous parlons bien sûr de la Renault 5 E-Tech, de la Citroën ë-C3, de la Fiat Grande Panda et de la Dacia Spring. Cependant, toutes ces voitures, ainsi que les alternatives non européennes BYD Dolpin Surf, Leapmotor T03 et Hyundai Inster, ont une chose en commun : ce sont de sacrées petites voitures, avec une finition qui n'est pas toujours très agréable. Avec ses 4 mètres et 3 mm de long, la Firefly est plus longue qu'une Renault 5 (8 cm). Elle est également plus haute qu'une R5 et plus large qu'une Volkswagen ID.3. Son empattement de 2,61 mètres est également généreux pour une voiture de ce segment.

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Firefly EV test review info Belgie 2025

Cette Firefly, importée en collaboration avec Nio par la société Hedin, en pleine expansion, vise donc d'autres acteurs du monde des véhicules électriques. Pensez à la Volkswagen ID.3, à la Peugeot e-208 et, ce n'est pas un hasard, à la Mini Cooper E. Car la Firefly a beaucoup en commun avec la Mini. Plus fort encore, on pourrait dire que cette Firefly est plus fidèle à l'idée originale de la Mini sous la bannière BMW que la Mini actuelle, grâce à ses câbles électriques.

Avez-vous bu ?

Généralement pas en semaine, mais cela n'a bien sûr rien à voir. Permettez-nous de vous expliquer. La Firefly n'est pas née d'un besoin de combler un segment. La Firefly est née d'un exercice de design visant à créer une marque qui donne spontanément des frissons aux designers et aux graphistes. Chaque détail de la voiture ou de la communication de la marque (des polices de caractères aux couleurs en passant par l'alignement) est un exemple de cohérence dans le design.

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Firefly EV test review info Belgie 2025

Cela dit, cela ne signifie pas pour autant que la Firefly soit d'une beauté naturelle. Car oui, nous ne sommes pas non plus aveugles au bloc optique 2x3 assez particulier à l'avant et à l'arrière, ni au fait que cette Firefly ressemble un peu à une Honda e. Ce dernier point s'explique principalement par des raisons aérodynamiques, tandis que les phares étaient un choix audacieux pour que cette Firefly se démarque dans une mer de bandes lumineuses continues et ne puisse être confondue avec une autre voiture sur la route. De ce point de vue, Firefly (la marque, pas le modèle) a parfaitement atteint son objectif.

Si vous le dites...et l'habitacle ?

Aha ! Vous arrivez ici au point fort de cette petite luciole (pardonnez le jeu de mots). L'intérieur de la Firefly est un exemple parfait de la manière dont on peut concilier les matériaux écologiques d'une Mini avec la facilité de rangement d'une Citroën Berlingo et la technologie d'une Mercedes Classe S (bon, c'est un peu exagéré). Le tissu recyclé est associé à du cuir vegan et toutes les pièces que vous touchez sont douces et de grande qualité. Nous oserions même parier que les poignées de porte métalliques sont réellement en métal.

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Firefly EV test review info Belgie 2025

Sur le plan technique, chaque Firefly est équipée de série d'un système audio 7.1 avec 14 haut-parleurs (!), amplifié par Dolby Atmos, d'un écran d'infodivertissement Retina de 13,2 pouces, de plus de 21 caméras et capteurs (combien y en a-t-il donc ?!) et de toutes sortes de gadgets que l'on ne trouvait auparavant que chez les marques haut de gamme. Un rétroviseur numérique sur l'écran d'infodivertissement lorsque votre coffre est plein à craquer ? Il suffit d'un clic pour l'afficher à l'écran ! Un raccourci pour désactiver tous les signaux sonores de sécurité ? Oui, oui, il y en a un !

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Firefly EV test review info belgie 2025

Firefly tire également pleinement parti de l'architecture électrique de ce modèle. Le plancher continu à l'avant permet au conducteur de monter et descendre du côté passager. Il y a un compartiment de rangement sous le siège passager, tout comme sous la banquette arrière. Ces espaces de rangement ne peuvent pas être verrouillés, mais ils constituent un moyen pratique de mettre vos objets de valeur à l'abri des regards lorsque vous laissez la voiture. Après tout, l'époque où l'on emportait le façade de la radio de sa voiture est révolue depuis longtemps. Les moins de 40 ans savent-ils de quoi nous parlons ?

Attendez, c'est nous qui posons les questions ici. Est-elle confortable ?

Grâce à son empattement généreux, cette Firefly devrait offrir une assise confortable. La réalité est toutefois plus nuancée. À l'avant, il n'y a rien à redire et la largeur évite que les coudes se touchent, mais à l'arrière, nous aurions aimé disposer d'un peu plus d'espace pour les jambes. C'est mieux que ce que l'on trouve dans une Mini Cooper E ou une Renault 5, mais une Dongfeng Box fait mieux.

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Firefly EV test review info Belgie 2025

Quelque chose nous dit que Firefly (encore une fois, la marque, pas le modèle) a donné la priorité au coffre. Avec ses 404 litres, celui-ci est en fait excessivement grand pour le segment dans lequel cette voiture évolue. C'est même plus que ce que vous obtenez dans une VW ID.3 ou une MG4 plus grande ! Mais le plaisir ne s'arrête pas là, car à l'avant se trouve également un énorme coffre avant. Celui-ci a une capacité de 92 litres et est équipé de crochets intégrés et d'un bouchon de vidange. Regardez et apprenez... Europe.

Qu'est-ce qui anime cette Firefly ?

Actuellement, une seule configuration électrique est disponible et, après vérification, il y a de fortes chances que cela reste ainsi dans un avenir proche. Sous le capot, la Firefly cache une batterie de 41,2 kWh (net) qui alimente un moteur électrique de 143 ch et 200 Nm de couple situé sur l'essieu arrière. Cela permet à la petite luciole d'atteindre les 100 km/h en 8,1 secondes et une vitesse maximale de 150 km/h.

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Firefly EV test review info Belgie 2025

Ce sont des valeurs conformes au marché, sans vraiment se démarquer, bien sûr. En termes de recharge, cette Firefly ne déçoit pas non plus. Toutes les voitures de ce segment ne disposent pas d'une puissance de 11 kW en courant alternatif, et 100 kW en courant continu est une puissance de pointe réaliste compte tenu des dimensions de la batterie. Comme il sied à un véhicule électrique moderne, la Firefly dispose également d'une fonction V2L qui permet de tirer jusqu'à 3,7 kW du véhicule pour alimenter une multitude d'appareils.

Jusqu'ici, tout va bien. Mais comment ça roule ?

Avec ses 4 mètres, la Firefly est une compacte qui se faufile facilement dans la circulation. La suspension est souple sans être flottante et le rayon de braquage de seulement 9,4 mètres est plus court que celui de la Fiat 500 de votre grand-mère. Malgré son apparence ludique, la Firefly semble plus mature que la plupart de ses concurrentes. Vous n'avez pas l'impression d'être dans une voiture bon marché, ce qui est une bonne chose vu son prix.

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Firefly EV test review info Belgie 2025

Malgré sa propulsion arrière, on ne peut pas vraiment qualifier cette Firefly de voiture « à malmener ». Les 143 ch du moteur électrique ne sont pas vraiment en mesure de déstabiliser la Firefly, qui pèse 1,5 tonne. Non, tout se passe de manière remarquablement sereine et fluide. Nous regrettons toutefois le facteur plaisir que l'on retrouve dans une Renault 5 ou une Mini Electric, par exemple. Notre premier essai était trop court pour noter une consommation réaliste, mais nous avons vu passer 12 kWh/100 km sur l'ordinateur de bord, ce qui signifie que l'autonomie annoncée de 330 km devrait être tout à fait réalisable.

Combien coûte cette Firefly ?

Avec un prix de 29 990 €, la Firefly reste sous la barre magique des 30 000 € et également sous le prix d'une Mini Cooper E (30 600 €) ou d'une Volkswagen ID.3 (33 990 €). Seule la Dongfeng Box, qui a le même pays d'origine sur son passeport, peut lui faire concurrence (22 899 €), mais son nom est encore moins connu et son réseau de concessionnaires est plus restreint.

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Firefly EV test review info Belgie 2025

Cela nous amène bien sûr à la bataille difficile que Firefly doit mener en Belgique. Si vous ne disposez que de quelques concessionnaires et d'une notoriété limitée, il est difficile de convaincre les clients particuliers et professionnels. Étant donné que l'importateur Hedin dispose d'un vaste réseau de concessionnaires dans son portefeuille, ce problème semble pouvoir être rapidement résolu. Il suffit donc de changer de vitesse.

Conclusion

Avec Firefly, Nio fait ce que les marques européennes auraient dû faire depuis longtemps : commercialiser une compacte électrique familiale sans prix exorbitant qui oblige les familles à contracter un deuxième emprunt immobilier. L'absence d'une batterie (en option) plus grande pour une plus grande autonomie et la notoriété limitée sont actuellement les principaux obstacles de Firefly, mais cela peut bien sûr être rapidement résolu. .

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