Essai

Essai : Omoda9, de Star Wars à...Stuttgart ?

Après la 5, Omoda vise désormais des segments supérieurs avec la 9. Elle est équipée d'une motorisation baptisée « Super Hybrid System ». Cela signifie-t-il également une expérience de conduite exceptionnelle ?

Pros

  • Motorisation silencieuse
  • Finition
  • Prix

Cons

  • Direction imprécise
  • Position de conduite
  • Manque de dynamisme

Qu'est-ce que c'est ?

Pas de problème si vous lisez ce paragraphe avec une attention particulière. À l'heure où l'Europe compte presque plus de marques automobiles chinoises que de pays, il est logique que vous ne connaissiez pas tous les nouveaux constructeurs. Omoda et sa marque sœur Jaecoo appartiennent au groupe chinois Chery, le plus grand exportateur automobile de Chine. Les Chinois aimeraient toutefois que nous considérions ces deux marques comme un tout, « Omoda & Jaecoo ». Le dernier-né de ce duo est l'Omoda 9, un SUV hybride rechargeable qui utilise le « Super Hybrid System » du Jaecoo 7, mais avec sa propre touche personnelle.
 

Vers l'infini... et au-delà !

Avec l'Omoda 9, la marque vise la génération Z, comme nous l'avons appris lors de la présentation du modèle. Félicitations ! Cela en fait officiellement la première voiture pour laquelle je suis trop vieux. Heureusement, alors que nous comptons avec nostalgie nos cheveux gris, nous nous sentons à nouveau un peu plus concernés par la voiture lorsque nous entendons certains termes que nous connaissons.

 

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Omoda 9

Pour son avant, le designer de la 9 s'est en effet inspiré de l'univers de la science-fiction. La signature lumineuse rappelle un vaisseau spatial de Star Wars qui rendrait même Dark Vador jaloux. Sur le côté, la voiture est aussi piquante que le numéro 34 de votre « Peking Garden » local. En d'autres termes, dans un monde où les voitures sont de plus en plus génériques, ce grand SUV sait vraiment se démarquer.

Avons-nous déjà vu cela auparavant ?

Une fois les portes de l'Omoda9 ouvertes, nous ne nous croyons toutefois pas à Pékin, mais à... Stuttgart ! Pas besoin d'un logiciel de comparaison sophistiqué pour voir que le designer d'intérieur a copié son travail sur celui d'un camarade de classe allemand. Nous voyons les mêmes boutons dans la porte pour régler la position du siège que dans une Mercedes, nous avons déjà vu le tunnel central et, bien sûr, pour mettre la voiture en mode « Drive », il faut actionner un levier derrière le volant. Bon, il y a pire que la marque à l'étoile comme modèle pour votre intérieur.

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Omoda 9 interieur

De plus, le niveau de finition de l'Omoda9 est vraiment élevé. Un double écran incurvé de 24,6 pouces, un éclairage d'ambiance avec 256 couleurs, de belles coutures, un système SONY Master Sound avec 14 haut-parleurs, un toit panoramique, des sièges avant chauffants et ventilés avec fonction massage, tout y est... et de série ! Même les montants des vitres et le plafond sont recouverts d'un tissu plus doux que le papier toilette cinq couches haut de gamme que vous avez déjà ramené du supermarché.

Angle de genou étrange

Que du luxe et du confort à bord, alors ? Pas tout à fait. Comme dans beaucoup de voitures chinoises, l'espace à l'arrière est plus que suffisant. Le coffre, avec ses 660 litres, offre également suffisamment d'espace pour un long voyage en voiture. À l'avant, en revanche, c'est un peu plus compliqué. Surtout si vous êtes plutôt grand. Cela n'est d'ailleurs pas dû à l'espace, mais plutôt à la modularité du siège et du volant. Quoi que vous essayiez, vous restez toujours assis assez haut, ce qui fait que vos genoux restent toujours dans une position inconfortable. Vous vous penchez un peu plus en arrière ? Le volant ne se rapproche alors pas assez de vous.

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Omoda 9 interieur

La structure du menu de l'écran d'infodivertissement central vous donne également parfois du fil à retordre. Heureusement, vous pouvez désactiver les systèmes d'aide à la conduite à l'aide des raccourcis accessibles d'un simple glissement, mais consulter votre consommation ou régler le freinage régénératif prend beaucoup plus de temps. Heureusement, vous pouvez régler la température à l'aide de boutons physiques.

1 100 km d'autonomie !

Comme nous l'avons déjà mentionné, le Super Hybrid System de ce SUV de 4,78 m de long est basé sur celui du Jaecoo 7. Ici, le 4-cylindres 1,5 l est accompagné de trois moteurs électriques, pour une puissance totale de 395 kW et une transmission intégrale. L'électricité provient d'une batterie de 34,46 kWh, ce qui vous permet de parcourir 145 km en mode purement électrique, ou jusqu'à 1 100 km si vous combinez correctement l'essence et l'électricité.

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Omoda 9

Ce qui est particulièrement frappant, c'est le silence et la souplesse avec lesquels cette puissance est transmise lorsque vous appuyez sur l'accélérateur. Le moteur à essence est à peine audible et le passage entre le diesel et l'électricité est également à peine perceptible. Une grande différence par rapport à la Jaecoo 7 est que la réponse de l'accélérateur de l'Omoda 9 ne prend plus trois jours ouvrables, mais se fait avec un retard acceptable.

Conseil des Omodans

Cette combinaison nous a d'ailleurs permis d'arriver à destination après deux heures d'essai avec une consommation de 2,6 l/100 km et une batterie presque pleine. Vous vous demandez pourquoi nous n'avons pas d'abord vidé la batterie ? Eh bien, l'Omoda 9 aime choisir elle-même ce qui se passe. Jusqu'à environ 60 km/h et avec une batterie supérieure à 80 %, elle roule en mode EV, puis la voiture crée elle-même son mélange idéal. Bien sûr, vous pouvez la « forcer » à passer en mode EV ou HEV, mais tous les « Omodans » présents sur place nous ont conseillé de laisser le système faire son travail.

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Omoda 9

Le reste de l'expérience de conduite nous a moins impressionnés. L'Omoda9 est équipée d'une suspension électromagnétique CDC, qui a d'ailleurs reçu le même réglage que l'Omoda 9 qui circule en Chine. Celle-ci parvient à filtrer les nombreux nids-de-poule et bosses de notre chaussée belge, mais laisse la carrosserie s'incliner quelque peu lors d'une conduite plus dynamique. Et la direction ? Elle est aussi communicative que votre partenaire lorsqu'elle répond « non, rien » à votre question « y a-t-il un problème ? ».

Conclusion

L'Omoda9 souffle le chaud et le froid. Son prix de 52 900 € est chinois, ce dont nous ne pouvons que nous réjouir, mais son châssis vient également d'Extrême-Orient, ce qui fait qu'il ne donne pas toujours une sensation très européenne sur la route. Nous tenons toutefois à saluer le groupe motopropulseur économique et silencieux de l'Omoda9.

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