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Le mariage le plus court de l'histoire automobile ? La production du Cayenne quitte déjà Bratislava

À peine quelques mois après avoir transféré la production du tout nouveau Cayenne à l'usine Volkswagen de la capitale slovaque, la rumeur enfle : Porsche envisagerait de rapatrier son SUV en Allemagne. Le revirement le plus rapide de l'histoire automobile ?

Suivez bien : depuis février, le Cayenne (dans toutes ses formes, saveurs et transmissions) n'est plus fabriqué en Allemagne, mais en Slovaquie, à l'usine VW de Bratislava. Un séjour de courte durée, du moins si l'on en croit la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Porsche envisagerait en effet de rapatrier l'ensemble de la production dans son usine de Leipzig.

Priorité au pays

Est-ce que ça ne coûte pas une fortune ? Sans aucun doute, mais c'est justement l'argent qui motive la manœuvre. Car Porsche traverse une passe difficile. Au premier trimestre 2026, la marque a livré 60.991 véhicules dans le monde, soit une baisse de 15 procent par rapport à l'année précédente. En Chine, la chute atteint carrément 21 procent. Pour une marque habituée à surfer sur des listes d'attente, c'est une sacrée douche froide. Le CEO Michael Leiters n'a qu'une obsession en ce moment : ses usines de Zuffenhausen et Leipzig tournent trop au ralenti. Leipzig assemble les SUV, Zuffenhausen les sportives. Ramener le Cayenne à Leipzig comblerait ce vide.

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First Drive : Porsche Cayenne Coupe Elecitrc (2026)

Mais il y a un hic, toujours selon la Frankfurter Allgemeine Zeitung : les coûts salariaux en Slovaquie sont évidemment bien inférieurs à ceux pratiqués en Allemagne. L'idée serait que les employés de Leipzig comblent en partie cet écart en acceptant des conditions salariales plus basses lorsque le Cayenne reviendra chez eux. Porsche, de son côté, ne dit mot pour l'instant. Mais la direction comme le comité d'entreprise confirment que des discussions sont en cours. Pas franchement un démenti. Le Cayenne pourrait donc retourner là où il se sent chez lui : en Allemagne. Reste à savoir si les chiffres tiennent la route. Et ça, ça dépendra de ce qu'en pensent les syndicats. Un échange qui promet d'être animé.

Source : FAZ

 

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