Vous vous souvenez de la crise des semi-conducteurs pendant la pandémie de coronavirus ? À cette époque, commander une nouvelle voiture prenait plus de temps que la construction d'une maison neuve. Eh bien, une telle pénurie menace à nouveau.
Tout comme dans un foyer belge moyen lors d'une soirée cinéma, le secteur automobile est constamment menacé par une pénurie de puces. En effet, de nombreuses marques automobiles appliquent le principe du « juste à temps » pour leur production. Un petit contretemps dans la chaîne d'approvisionnement peut donc entraîner des retards importants.
La Chine ferme les robinets
La raison de ce retard est à chercher, comme on pouvait s'y attendre, dans la politique internationale. De nombreux semi-conducteurs proviennent de Chine, notamment via Nexperia, dont le siège social est situé aux Pays-Bas mais qui appartient au groupe chinois Wingtech. L'entreprise est en effet soupçonnée de transmettre des technologies et des informations sensibles à son pays d'origine, tandis que le gouvernement néerlandais a également constaté de « graves lacunes dans la gestion ». Depuis fin septembre, l'entreprise est donc sous contrôle de l'État néerlandais.

Bien sûr, cela n'a pas plu à l'Extrême-Orient. À tel point que la Chine a interdit à certaines filiales de Nexperia d'exporter certains composants essentiels... et que les constructeurs automobiles européens épuisent leurs stocks de puces encore plus vite que des enfants lors d'une fête d'anniversaire.
Pas de panique pour l'instant
Pour l'instant, aucun problème concret ne s'est encore posé, mais cela pourrait bien sûr changer rapidement dans un avenir proche. Nexperia a déjà informé ses clients par écrit qu'elle « ne pouvait plus garantir la livraison de puces ». Mais nous voyons surtout une fois de plus comment l'industrie devient le jouet de la politique internationale...
Ajouter un commentaire
Vous devez être connectés pour poster un commentaire.
Se connecter