Pros
- Design charmant
- Beaucoup moins cher qu’un véhicule électrique
- Compact et maniable
Cons
- Exigu (même en 3+1)
- Lent à l’ancienne
- Pas un véritable « hybride »
Qu'est-ce que c'est ?
Voici la Fiat 500 telle qu'on la connaît depuis quelques années, mais avec une petite différence. À l'origine, la remplaçante de la citadine populaire devait être exclusivement électrique — d'où le nom de 500e qu'on lui donne habituellement. C'était toutefois sans compter sur les acheteurs : dès que l'ancienne 500 a quitté la production, ceux-ci ne se sont pas rués sur le nouveau VE. Chez Fiat, on a commencé à le sentir dans le portefeuille. Il était donc temps de proposer une alternative thermique.
Subtilement reconvertie
Faites donc connaissance avec la Fiat 500 Hybrid. De l'extérieur, il faut être un expert pour la distinguer de sa sœur électrique. La seule différence notable se trouve dans une ouïe supplémentaire dans le museau, car un moteur thermique a besoin d'un peu plus d'air. Pour le reste, la trappe de recharge se transforme discrètement en trappe à carburant et même un échappement à l'arrière ne sert pas d'indice : la seule différence, c'est le badge "Hybrid".

À l'intérieur, en revanche, cette version thermique se distingue plus facilement de la version électrique. Au centre du tableau de bord trône en effet un élément qui ne trompe pas : un levier de vitesses. Regardez-le de près et vous remarquerez que sa structure est montée comme un élément rapporté sur le tableau de bord habituel de la 500e. Et c'est exactement ce qui s'est passé, car cette génération de 500 n'était jamais censée recevoir un moteur thermique… Alors, qu'est-ce que Fiat a bien pu caser sous le capot ?
5 ch… en moins ?!
Pas grand-chose, pour être honnête. Le seul moteur disponible est un trois-cylindres 1.0 Firefly turbo qui reçoit un coup de pouce électrique via un alterno-démarreur. Malgré le badge "Hybrid" sur le coffre, vous avez affaire à un pur mild-hybrid, incapable de parcourir ne serait-ce qu'un demi-mètre en mode électrique. Si cette recette vous dit quelque chose, ce n'est pas un hasard : l'ancienne 500 Hybrid embarquait exactement le même groupe motopropulseur et la Pandina Hybrid roule encore avec aujourd'hui… À un détail près, tout de même.

Ne nous demandez pas pourquoi, mais la nouvelle 500 Hybrid est 5 ch plus faible que sa devancière. Là où l'ancienne 500 Hybrid atteignait encore 70 ch, cette nouvelle venue se contente de 65 ch et 92 Nm de couple. Cela en fait en douce l'une des voitures les plus faibles que l'on puisse encore acheter neuves. Et les performances s'en ressentent. La 500 Hybrid abat le 0 à 100 km/h en 16,2 secondes en hatchback et en 17,3 secondes en cabrio — et on le sait : "abat" n'est pas vraiment le mot juste.
Impossible à lancer
Soyons francs : sur autoroute, cette chose refuse d'avancer. La 500 Hybrid semble d'ailleurs en être consciente elle-même : dès qu'elle comprend que vous demandez plus de puissance qu'elle ne peut en fournir dans un rapport donné, un indicateur de changement de vitesse apparaît à l'écran du conducteur avec une flèche… vers le bas ! Oui : alors que la plupart des voitures à boîte manuelle vous incitent sans cesse à passer le rapport supérieur pour économiser du carburant, cette Fiat vous conseille de rétrograder parce que sinon, impossible de suivre tous ces VE modernes.

Avouons-le : c'est aussi en partie parce que nous n'utilisions pas la 500 pour ce à quoi elle est destinée. Personne n'achète cette voiture pour prendre l'autoroute tous les jours et si quelqu'un le faisait, nous le lui déconseillons vivement. Non, la Fiat 500 Hybrid se sent bien mieux en ville. Et là, grâce à sa courte boîte à six rapports et son boost électrique, on oublie vite que l'on roule avec à peine 65 ch.
Le revers de si peu de puissance
Mieux encore : au fil de notre semaine d'essai, nous avons commencé à traiter notre 500 Hybrid comme un vrai Italien le ferait. En accélération, nous ne levions le pied qu'une fois le petit moteur en train de hurler à 5.000 tours au moins — pourquoi s'en priver, vu qu'en seconde, on roule encore à peine à 50 km/h ? Combinez cela avec une direction vive et un empattement court, et on s'est secrètement bien amusés à l'ancienne avec cette Fiat… Jusqu'à ce qu'il faille reprendre l'autoroute, évidemment.

Conduite de cette manière, la 500 Hybrid n'est évidemment pas très frugale. Nous avons terminé notre semaine de test sur une moyenne de 6,2 l/100 km et pour une voiture arborant un badge "Hybrid", c'est assez moyen. C'est le revers d'un moteur aussi peu puissant : il faut constamment le faire monter dans les tours pour avancer un tant soit peu. Quelque chose nous dit cependant que le conducteur moyen de 500 affichera un chiffre nettement plus bas, à condition de ne pas, comme nous, emprunter fréquemment l'autoroute.
Juste assez
Dans ce cas, vous disposez tout simplement d'une citadine plutôt utilisable au quotidien — à condition d'accepter une carrosserie trois portes. La 500 Hybrid est en effet l'une des rares voitures neuves encore disponibles sans portes arrière. Heureusement, Fiat propose une alternative à cette configuration traditionnelle : la version 3+1, qui ajoute une petite porte supplémentaire à ouverture antagoniste côté passager.

Elle facilite l'accès à la banquette arrière, mais ne change rien à l'espace intérieur effectif. Les adultes y sont donc aussi à l'étroit que dans notre version trois portes classique et le coffre reste, avec ses 183 litres, parmi les plus petits du marché. Pour les courses du quotidien, c'est juste assez. Mais si votre ménage compte plus de deux personnes, ce sera forcément une voiture d'appoint. Installer un siège enfant sur la banquette arrière relevait déjà de l'exploit, alors une poussette dans le coffre…
5.000 euros moins chère que la 500e
Avec cette nouvelle version, Fiat revient donc littéralement et figurativement aux sources de la 500. Mais le prix suit-il ? Jugez par vous-même : les Italiens demandent 17.490 euros pour la version d'entrée Pop. Elle est heureusement déjà 2.000 euros moins chère que lors de son lancement l'an dernier, car à l'époque, nous trouvions 20.000 euros pour une citadine poussive plutôt salé… Cela dit, la Fiat 500, sous toutes ses formes, continue de dégager un charme chic qui vous fait accepter de payer un peu plus que pour, disons, une Hyundai i10.

L'essentiel, c'est que la 500 Hybrid coûte 5.000 euros de moins qu'une 500e, de quoi convaincre davantage d'acheteurs. Surtout quand ceux-ci savent que la 500e de base n'est pas non plus une fusée avec ses 95 ch et qu'elle dépasse à peine les 190 kilomètres d'autonomie par beau temps. La 500 Hybrid est donc, à nos yeux, une alternative tout à fait valable. Nous, on mettrait tout de même la main au portefeuille pour la version 3+1. Elle démarre à 20.490 euros mais offre d'emblée la finition Icon, avec climatisation automatique et jantes en alliage.
Conclusion
La nouvelle Fiat 500 Hybrid fait ce que Fiat aurait dû faire dès le départ. Il existe enfin une alternative thermique à la version électrique qui était jusqu'ici la seule option. Cela rend la 500 nettement plus accessible. Certes, avec à peine 65 ch et trois portes, le rapport qualité-prix n'est pas renversant… Mais c'est sans compter le charme chic et italien de cette petite voiture.
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par Nick VH
par Joram Van Acker
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