Déclaration pour le moins étonnante de Feng Qingfeng, CEO de Lotus. Le constructeur britannique, désormais niché sous l'aile du chinois Geely, a pris le virage des grandes voitures électriques il y a quelques années. Pas OK selon beaucoup de puristes… et voilà que le CEO leur donne raison !
Fatshaming
Lors d'un événement médiatique, Qingfeng a déclaré avec une bonne dose d'ironie qu'« une voiture de sport de plus de 1.800 kilogrammes est médiocre ». Et effectivement, avec l'Eletre, l'Emeya et même l'hypercar Evija, les trois VE de la marque dépassent allègrement ce seuil. Avec ses 1.500 kilos, l'Emira à combustion n'est pas non plus un poids plume, surtout si vous la comparez à l'Elise ou l'Exige d'antan.

Le CEO ne s'est d'ailleurs pas arrêté là dans sa séance de fatshaming. Il a également souligné qu'une puissance élevée ne veut rien dire. À l'ère de l'électrification, les chevaux s'obtiennent facilement. Mais le cocktail d'un poids élevé et de beaucoup de poneys électriques mène, selon lui, à un comportement routier désastreux.
Scier la branche sur laquelle on est assis
Un bel exercice d'auto-sabotage, même si Qingfeng ne semble pas avoir réalisé qu'il tenait la pierre. Cela dit, ses propos laissent entrevoir un espoir. La transition 100 % électrique de Lotus semble en effet bonne pour la poubelle, les rumeurs d'une voiture de sport à V8 hybride se faisant de plus en plus insistantes. Avec ces déclarations en tête, on peut s'attendre à une voiture plus légère, axée sur les prestations de conduite.
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