Vous l'avez sans doute remarqué aussi : coller une nationalité sur une marque automobile devient de plus en plus compliqué. Prenez Opel : à l'origine une marque allemande, passée ensuite sous la coupe de l'américain General Motors, et aujourd'hui sous Stellantis qui est… euh… franco-italo-américain ? Volvo est un autre exemple : difficile de faire plus suédois comme marque, mais c'est le chinois Geely qui tient les rênes désormais… Et c'est aussi le cas de Polestar.
Même les Polestar construites aux USA
Le US Department of Commerce's Bureau of Industry and Security — ça nous donne le USDCBIS ? — a décidé que la marque ne pourra plus vendre de nouvelles voitures aux États-Unis à partir de 2027. La raison de cette interdiction se trouve dans la nouvelle « Connected Vehicle Rule », une réglementation qui vise à éloigner du territoire américain les voitures connectées pouvant être liées à la Russie ou à la Chine. C'est pour cette raison qu'on ne trouve déjà aucune marque automobile chinoise aux USA. Polestar, sous pavillon suédois, pouvait encore y vendre ses modèles. C'est terminé.

C'est non seulement un coup dur pour une marque encore en pleine croissance, mais c'est aussi une décision pour le moins étrange. La marque sœur Volvo, par exemple, peut continuer à vendre tranquillement aux États-Unis, alors qu'elle se trouve tout autant sous l'aile de Geely. De plus, une Volvo EX90 est techniquement quasi identique à une Polestar 3, ce qui la rend tout aussi connectée — ou non — à la Chine… Et en parlant de la Polestar 3 : elle est construite en North Carolina — vous savez, aux États-Unis mêmes. Quoi qu'il en soit, Polestar n'a d'autre choix que de miser encore plus fort sur d'autres marchés. Comme notre bonne vieille Europe.
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