Hyundai présente son tout dernier fleuron, l'Ioniq 9. Un modèle qui rivalise avec la Kia EV9, la Volvo EX90 et la XPENG G9. Hyundai prouve que toutes les 9 ne se valent pas.
Pros
- Le silence d'une Classe S
- L'habitabilité d'un camion de déménagement
- Le luxe d'une Rolls-Royce
Cons
- Esthétique polarisante
- Consommation
- Trop grand pour la Belgique ?
Qu'est-ce que c'est
L'Ioniq 9 est le tout dernier fleuron de Hyundai. Elle partage ses gènes avec la Kia EV9, mais offre le confort et la tenue de route d'une Mercedes Classe S. Comme il sied à un fleuron moderne, elle est bien sûr entièrement électrique et peut accueillir 7 personnes si nécessaire. Vous recherchez le meilleur de Hyundai ? Ne cherchez pas plus loin.
Des airs de "Rodius"
Si Kia peut avoir son modèle phare sous la forme de l'EV9, Hyundai peut aussi en avoir un. Il partage sa base technique avec l'autre coréen, reprend le chiffre et y ajoute « Ioniq ». Ne commettez toutefois pas l'erreur de penser que cette Ioniq 9 est simplement une Kia EV9 avec un autre logo, car les deux modèles sont très différents l'un de l'autre. Notamment en termes de design.

Alors que la Kia est encore un bloc robuste sur roues, cette Ioniq 9 affiche une apparence beaucoup plus douce. Dans la mesure où cela est possible pour un SUV de plus de 5 mètres de long, bien sûr. Les détails de design les plus frappants se trouvent à l'arrière, avec un arrière qui ne fait pas l'unanimité. Il faut avouer que cela fait depuis la première génération de SsangYong Rodius que la Corée du Sud n'avait pas proposé un design aussi polarisant.
Carte de visite
À l'intérieur, l'Ioniq 9 ne laisse aucun doute : c'est royal. Non seulement en termes d'espace – avec sept sièges et tellement de place pour les jambes que même le plus claustrophobe deviendrait agoraphobe –, mais aussi en termes de finition. Le ciel de pavillon est doux, les panneaux et les sièges sont recouverts de cuir nappa et le tableau de bord est orné d'un morceau de marbre (faux) et d'une sorte d'ailette en caoutchouc que l'on a envie de toucher sans cesse.

Le coffre est exactement ce que l'on attend d'un SUV aux dimensions d'une petite île. Même avec toutes les rangées de sièges activées, vous disposez encore de 338 litres (soit presque tout le coffre d'une Volkswagen ID.3). Si vous rabattez les troisième et deuxième rangées de sièges, le volume passe à 2 419 litres. Sans vouloir nous vanter... c'est plus que ce que vous obtenez dans une Kia EV9.
Fiche technique moderne
Sous le capot, Hyundai fait simple. Il n'y a pas des centaines de volumes de batterie ou de moteurs électriques différents. Chaque Ioniq 9 est équipée d'une batterie de 106 kWh. Celle-ci peut transmettre sa puissance aux roues arrière (218 ch), aux quatre roues (307 ch) ou aux quatre roues avec un peu plus de punch (428 ch). La configuration la plus puissante est réservée à la version Calligraphy. Le nec plus ultra, en quelque sorte.

Il y a quelques années, Kia/Hyundai a pris les devants avec une architecture de 800 volts, dont la Ioniq 9 continue de profiter aujourd'hui. Une charge CA de 11 kW et une charge CC de 350 kW restent excellentes à l'heure actuelle. Elle est également compatible avec la technologie V2L, qui vous permet de renvoyer jusqu'à 3,6 kW vers un objet de votre choix. Par exemple, vers le sèche-linge qui se range facilement dans le coffre...
Oasis de calme
Nous avons déjà conduit l'Ioniq 9 Calligraphy, ce qui nous a permis de profiter immédiatement de la puissance maximale sous le capot. Avec un sprint à 100 km/h en 5,2 secondes, cette version est très rapide, surtout pour un SUV de 5 mètres de long et 2,6 tonnes. Mais oubliez vite ces performances, l'Ioniq 9 doit tout à son impressionnante conduite. Nous osons même aller jusqu'à dire que cette Ioniq 9 offre le confort de conduite d'une Mercedes Classe S. Le silence dans ce SUV imposant est presque gênant (impossible de faire des pets en cachette) et le confort de conduite est d'un niveau extrêmement élevé. C'est hallucinant, car l'Ioniq 9 n'a pas de suspension pneumatique ni de direction arrière.

Mais le bât blesse. Car les SUV électriques imposants restent de gros consommateurs. Hyundai annonce certes une consommation WLTP de 17,7 kWh/100 km, mais nous avons plutôt constaté une consommation de 20 à 21 kWh. Il faut donc oublier les 600 km d'autonomie et se contenter d'environ 500 km. C'est encore largement suffisant pour un usage quotidien (notamment grâce à la recharge rapide), mais une berline ou un break électrique est beaucoup plus économique. Réfléchissez donc à deux fois avant d'acheter ce modèle si vous comptez passer vos journées dans les embouteillages en direction de Bruxelles.
À prendre en considération ?
L'Ioniq 9 n'est pas seulement la plus grande de la gamme Hyundai, elle est aussi la plus chère. Les Sud-Coréens en demandent au moins 70 999 € et une Calligraphy coûte un peu moins de 87 000 €. Si vous la comparez à un SUV Mercedes EQS ou à une BMW iX, c'est une affaire en or... mais ce n'est pas une Mercedes, bien sûr.

C'est pourquoi cette Ioniq 9 sera plus facilement comparée à une Kia EV9 ou une XPENG G9. Deux voitures qui affichent des chiffres, un espace et un confort similaires, mais qui sont moins chères. Il faut donc être un inconditionnel de Hyundai pour opter pour cette Ioniq 9. C'est dommage, car en termes de conduite, de finition, de technologie de recharge et d'espace, cette voiture peut rivaliser avec les plus grands.
Verdict
La Hyundai Ioniq 9 est une vitrine du savoir-faire de Hyundai en matière d'électrique. Un SUV mégalomane offrant suffisamment d'espace pour toute la famille et le confort de conduite d'une Rolls-Royce. Cependant, cela fait depuis la SsangYong Rodius que nous n'avons pas vu un design aussi discutable en provenance de Corée. Et l'œil veut aussi sa part, n'est-ce pas ?
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