Pros
- Imbattable en tout-terrain
- Aussi confortable qu’un SUV moderne
- Look robuste
Cons
- Tarif élevé
- Peu de défi en tout-terrain
- Valeur ajoutée de la version Trophy ?
C'est quoi au juste ?
Le Defender n'a plus besoin d'introduction — quoique, depuis peu, peut-être bien que si. Côté marketing, on n'a plus le droit de l'appeler « Land Rover Defender » car Defender est désormais une marque à part entière. Cette marque ne compte pour l'instant qu'un seul modèle — le Defender… Defender ? — mais heureusement, tu peux le décliner en plusieurs versions. D'un côté, trois longueurs de carrosserie. De l'autre, toute une panoplie de niveaux d'équipement et d'éditions spéciales. Et c'est dans cette dernière catégorie que se range ce Trophy Edition.
Facelift en toute discrétion
Au premier coup d'œil, on dirait simplement un Defender habillé avec du caractère. Notre exemplaire arbore le Deep Sandglow Yellow, une teinte désertique qui peut même être déclinée en mat pour encore plus d'effet. Tu peux aussi opter pour le Keswick Green, mais chaque exemplaire reçoit le même capot noir, les mêmes steelies noires et les mêmes bas de caisse et passages de roue noirs. Ah oui, et si tu choisis le Trophy Kit, tu reçois en prime une galerie de toit, des bavettes et un snorkel.

Pour le reste, c'est le Defender qu'on connaît depuis des années, mais dans sa version subtilement relookée. L'an dernier, Land Rover lui a offert de nouveaux phares, une nouvelle calandre et de nouveaux feux arrière. Le hic ? Ils ressemblent tellement aux anciens que même nous, on peine à voir la différence. Ce n'est pas un reproche : même sept ans après sa révélation, le Defender reste une sacrée apparition, quelle que soit la version.
Plus de diesel power
Cette mise à jour a aussi apporté un nouveau groupe motopropulseur : le D350 Mild Hybrid. Ne te laisse pas tromper par le mot « Hybrid » : le Defender disposait déjà de moteurs mild hybrid auparavant. Cette électrification légère travaillait avec un six-cylindres en ligne diesel de 3.0 litres, et ce moteur fait son retour. Avec une différence de taille : au lieu de 300 pk et 650 Nm de couple, il crache désormais 350 pk et 700 Nm. Tu as bien lu : encore plus de diesel power !

Tu peux aussi avoir le Defender avec un V8 essence ou même en plug-in hybride, mais pas le Defender Trophy Edition. Celui-ci embarque toujours le diesel, qui envoie ses 350 pk aux quatre roues via une boîte automatique à huit rapports. Résultat : le 0 à 100 km/h en 6,4 secondes, un chrono respectable. Mais ce qui compte vraiment, ce sont ses deux différentiels verrouillables : un central et un sur l'essieu arrière. L'essieu avant, lui, est bloqué via le système ABS.
Sur les traces du Camel Trophy
Tout ça, un Defender standard le fait aussi. Alors qu'est-ce qui distingue ce Trophy Edition ? Tu l'as peut-être vu venir : rien du tout. Attention, ne nous fais pas dire ce qu'on n'a pas dit. Ça n'en fait pas un mauvais choix, au contraire. Ce que ce Defender veut être, c'est l'arme. À son utilisateur de presser la gâchette, et de le faire de manière à ne pas rater sa cible. C'est ce qui se passera bientôt lors du Defender Trophy, une compétition tout-terrain où ce type précis de Defender tient le premier rôle.

Dans le Defender Trophy, une cinquantaine d'équipes venues du monde entier relèveront des défis au fil d'un périple dans le sud de l'Afrique. Un peu comme à l'époque du Camel Trophy ou du G4 Challenge. Et pas besoin d'être un pilote de rallye pro : toi aussi, tu peux participer et prouver ce que tu vaux sur le terrain. Les présélections ont d'ailleurs déjà commencé. N'hésite pas à te porter candidat pour représenter notre petit pays !
Comme une balade en ville
Nous, pour être clairs, on ne le fera pas. Mais Land Rover nous a quand même laissés goûter à ce qui attend les participants. Plusieurs épreuves tout-terrain avaient été tracées pour tester la voiture autant que le conducteur. Côté voiture, il n'y avait franchement pas grand défi. Le Defender transforme un terrain apparemment impraticable en promenade de santé grâce à ses différents modes de conduite, qui adaptent automatiquement la transmission. Même une descente à 100 pour cent — si, si, vraiment — le hill decent control s'en est chargé les doigts dans le nez.

Ce qui nous a le plus impressionnés, pourtant, ce n'est pas le parcours tout-terrain. C'est la route pour y arriver. On a eu un Defender Trophy Edition à disposition pour rallier le centre Land Rover Experience en Allemagne. Et pendant ces six heures d'autoroute, le Defender a une fois de plus prouvé sa polyvalence. D'accord, on trouve des voitures plus spacieuses, plus stables et mieux suspendues dans cette gamme de prix. Mais honnêtement, à haute vitesse, ce Defender se comporte comme on l'attend d'un SUV high-tech… Car désolé, amoureux du Defender de la vieille école, mais un SUV high-tech, c'est bien ce qu'il est devenu.
Un prix high-tech
Tu paies donc un prix high-tech pour un Defender : le modèle d'entrée de gamme démarre déjà à 68.510 euros. Et il s'agit alors du modèle trois portes « 90 » — avec l'empattement court, donc — avec le six-cylindres en ligne diesel de 3.0 litres de série, mais limité à 200 pk. Le Defender 110, plus pratique, débute à 72.190 euros. Tu veux sept places ? Compte au moins 105.280 euros pour une version 130. Pas donné, un Defender. Mais heureusement, la version de base est d'emblée bien équipée.

Si la version de base ne te suffit pas, tu peux désormais opter pour ce robuste Trophy Edition. C'est toujours un modèle 110, habillé en sable ou en vert foncé. Pas mal d'extras viennent étoffer le tableau, comme les sièges avant chauffants et ventilés. L'addition s'en ressent : le Trophy Edition démarre à 103.880 euros. Ajoute le Trophy Kit avec la galerie de toit et le snorkel, et tu regardes un Defender à presque 110.000 euros… Si tu tiens absolument à en conduire un, une participation au Defender Trophy vaut peut-être la peine d'y réfléchir.
Conclusion
Revenons donc à la question de notre intro : qu'est-ce que ce Defender Trophy Edition fait de différent par rapport à un Defender classique ? Rien, en fait. Et c'est peut-être justement le but. Land Rover montre ici qu'un Defender de tous les jours est parfaitement capable de dompter les terrains les plus coriaces. Ou en tout cas, c'est ce que les participants du Defender Trophy s'apprêtent à prouver. Est-ce que ce Trophy Edition est la version idéale au quotidien ? On te laisse en juger. Mais une chose est sûre : il a une sacrée gueule.
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