Rien n'arrête BYD : le plus grand constructeur mondial de véhicules électrifiés veut s'implanter solidement en Europe. Pas seulement en y vendant des voitures, mais aussi en les y construisant. Cet automne, les premières voitures sortiront de la chaîne en Hongrie — dans une usine bâtie par ses soins —, mais la marque regarde déjà vers un deuxième site de production en Europe occidentale.
Espagne, France… ou finalement l'Allemagne ?
Selon Alfredo Altavilla — qui, après sa carrière chez Fiat, FCA, Iveco et ITA Airways, est devenu "Special Advisor" pour le marché européen chez le constructeur chinois de voitures électriques BYD —, la décision concernant un deuxième site de production doit être prise rapidement. Il fait clairement allusion à la décision européenne de compliquer prochainement la tâche des marques chinoises désireuses de construire des voitures ici.
Altavilla joue cartes sur table lors de la Reuters Automotive Europe conference à Francfort. Il indique que, cette semaine, deux équipes sont en repérage en France et en Espagne (l'Allemagne a aussi été évoquée entre les lignes), afin de pouvoir trancher rapidement. Quasiment tous les constructeurs occidentaux disposent d'usines européennes qui ne tournent plus à plein régime (ou sont déficitaires). Une offre en or de BYD pourrait donc constituer une belle porte de sortie. La marque vendeuse empoche une belle somme et le personnel se voit garantir un avenir.
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