Essai

Premier essai : Zeekr 7 GT - pleine de surprise (2026)

Zeekr débarque en Europe avec la 7 GT, un grand break électrique taillé pour jouer des coudes avec les routières premium. Confort, autonomie, performances et prix cassé : le cocktail est alléchant. Mais est-il honnête ?

Pros

  • Confort
  • Rapport prix-performances
  • Equipement

Cons

  • Ergonomie "à la chinoise"
  • Marque encore inconnue
  • Petit coffre

Qu'est-ce que c'est ?

La Zeekr 7 GT, un grand break de chasse électrique de 4,8 m sorti tout droit du groupe chinois Geely, mais logiquement dessiné à Göteborg. Elle se prétend européenne, avec des performances qui feraient rougir bien d'autres.

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First drive : Zeekr 7 GT (2026)

Pas dans la dentelle

Zeekr aime rappeler que son centre de design est situé à Göteborg, à deux pas de celui de Volvo. Un argument géographique qui ne suffit pas à masquer les origines du produit : la 7 GT est assemblée en Chine et appartient au groupe Geely. Un peu comme Apple revendique le « Designed in California » avant le « Made in China » au dos de ses iPhones. Cela étant, notons que la 7 GT, baptisée 007 GT, est déjà en vente au pays du dragon rouge...depuis 2023 !

Le résultat stylistique est à l'image du discours marketing : tout sauf timide. La 7 GT enveloppe ses 4,8 m de lignes qui mêlent rondeurs et nervosité, sans jamais vraiment trouver le chemin de la légèreté. L'avant joue la carte du bandeau noir intégrant les phares LED matrix de série, tandis que l'arrière accumule les effets avec deux ailerons et une poupe relevée en queue de canard. C'est affirmé.

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First drive : Zeekr 7 GT (2026)

Habitacle généreux, mais ergonomie à la traîne

Avec près de trois mètres d'empattement, la 7 GT s'invite dans la catégorie des grandes routières confortables — et ça se ressent immédiatement à bord. L'espace au deuxième rang est royal, comme souvent sur les berlines chinoises de ce gabarit. Revers de la médaille classique : le coffre plafonne à 456 litres, un volume banal pour une voiture de cette taille.

À l'avant, la présentation est soignée. Le plastique moussé tapisse la quasi-totalité des surfaces, la finition tient ses promesses et quelques boutons physiques viennent alléger la dépendance à l'écran. Cet écran, justement : une dalle OLED de 15 pouces flanquée d'une instrumentation digitale ovale qui lorgne du côté d'une certaine allemande. 

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First drive : Zeekr 7 GT (2026)

L'ensemble est agréable à regarder, moins agréable à utiliser. Zeekr tombe dans le travers habituel des Chinois et du tout tactile : réglage du volant, des rétroviseurs, climatisation — tout passe par les menus. Un glissement du bas vers le haut fait heureusement apparaître une barre de raccourcis. Pas suffisant pour sauver l'ergonomie, mais ça aide.

Puissance de feu et recharge éclair

Sous la carrosserie, la 7 GT repose sur la plateforme modulaire SEA de Geely, partagée avec les Zeekr 7X et Smart #5. Deux motorisations structurent la gamme : une propulsion de 421 ch ou une transmission intégrale bi-moteurs développant 646 ch, capable de boucler le 0 à 100 km/h en 3,3 secondes malgré sa masse de 2,4 tonnes.

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First drive : Zeekr 7 GT (2026)

Deux batteries accompagnent ces motorisations. La version d'entrée de gamme embarque un ensemble LFP de 75 kWh ; les versions supérieures passent à 100 kWh (NMC). Les autonomies annoncées s'échelonnent de 519 à 655 km selon la version. Mais l'argument massue de la 7 GT reste ailleurs : son architecture 800 volts autorise une charge rapide à 480 kW, soit un passage de 10 à 80 % de batterie en à peine 16 minutes. Une performance que peu de concurrents européens peuvent revendiquer à ce niveau de prix.

Confortable, mais sans prétention sportive

Le département marketing de Zeekr aime les superlatifs : « performances révolutionnaires », « taillée pour l'Europe », « plaisir de conduite ». Sur route sinueuse, la réalité tempère rapidement cet enthousiasme. La direction manque de naturel, le train avant manque de mordant et la 7 GT prend de l'assiette en courbe, pointe du nez à l'accélération et plonge au freinage, pendant que la suspension à air pilotée lutte pour tout contenir. Propre et sans vice, mais loin du dynamisme revendiqué. 

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First drive : Zeekr 7 GT (2026)

Là où cette Zeekr convainc vraiment, c'est dans son registre de confort. Son filtrage de suspension absorbe les dégradations avec sérénité et son insonorisation transforme l'habitacle en véritable cocon. Elle vire plutot vers la berline confortable que la réelle GT. Cependant, il faut lui laisser ça : c'est probablement la chinoise la plus à l'aise sur bitume européen — ses cousines de chez Lotus mises à part. Si Zeekr avait choisi cet angle dès le départ, la pilule du blabla marketing aurait été bien plus facile à avaler...

Un prix qui change tout

C'est finalement au moment de la facture finale que la 7 GT marque le plus de points. Une nouvelle venue qui se veut premium, bien équipée et joliment finie : on s'attend à une ardoise en conséquence. Cependant, la version propulsion s'affiche à 44 990 €, soit près de 15 000 € de moins que ses rivales directes. La version AWD de 646 ch réclame 58 990 €. Comparée à la Polestar 4, sa cousine la plus proche, la Zeekr est plus puissante, offre davantage d'autonomie et charge plus vite… tout en coûtant 7 000 € de moins ! Difficile d'ignorer l'argument.

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First drive : Zeekr 7 GT (2026)

Verdict

Passé le vernis du marketing un peu trop sûr de lui, la Zeekr 7 GT se révèle être un break de chasse sérieux, confortable et bien équipé. Elle ne s'impose pas par son dynamisme ni par une quelconque aura sportive, mais par un rapport prix-performances quasi imbattable. Et sur ce terrain-là, la concurrence européenne a du souci à se faire.

Spécifications

Moteur2 moteurs électriques
Puissance646 pk
Couple710 Nm
Transmissionrapport fixe
Entraînementvierwiel
Poids2 400 kg
Vitesse maximale210 km/h
Prix du modèle de base€ 58 990
0 à 100 km/h3.30 sec
Capacité minimale du coffre456 L
Taxe routière0

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