Dans une interview accordée au non moins britannique AutoExpress, Aston Martin a largement dévoilé son jeu. Et la marque n'a pas mâché ses mots. Ni sur ses modèles V12, ni sur une potentielle électrification de la gamme.
La production limitée comme solution
First things first : oui, Aston Martin planchait activement sur une famille de voitures électriques, mais celles-ci ont été mises au frigo jusqu'en 2030 au moins. Même à ce moment-là, elles seraient surtout une question de "compliance" européenne, car les clients d'Aston Martin ne font pas dans la dentelle : ils détestent les voitures électriques. Alors, qu'est-ce qu'on aura à la place ? La marque britannique travaille d'arrache-pied sur une toute nouvelle génération de moteurs mild hybrid. Les plug-in ne figurent pas au programme, parce que la marque s'attend à ce que l'Europe sévisse davantage contre ce type de motorisation.

Et le V12 dans tout ça ? Là aussi, la marque a de bonnes nouvelles. Selon le CEO Adrian Hallmark, les ingénieurs ont trouvé un moyen de rendre le V12 de 5.2 litres conforme aux futures réglementations européennes et américaines. Mieux encore : la marque a calculé qu'en vendant moins de 1.000 V12 par an, ces voitures ne sont pas prises en compte dans le calcul européen des émissions de CO2. De quoi continuer à construire ses vaisseaux amiraux tout en garantissant — c'est assez cocasse — pile le niveau d'exclusivité qu'il faut.
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