Renault offre un petit coup de frais à son Autral. Le SUV moyen reçoit une face avant modifiée au goût du jour selon la marque au losange, ainsi qu’une motorisation hybride perfectionnée.
Pros
- Infodivertissement Google
- Confort acoustique accru
- Hybride frugal
Cons
- Trous de couple lors des relances
- 4Control en option
- Détails ergonomiques
Qu’est-ce que c’est ?
Voici le nouveau Renault Austral. Eh oui, le crossover français qui n’a à peine trois ans au compteur passe déjà par une mise à jour. Après plus de 200 000 unités écoulées, il s’offre la face avant introduite par son grand frère le Rafale. Mais ce n’est pas tout…
Succès dans son genre
L’Austral a succédé au Kadjar en 2022 et, depuis, il s’agit d’une petite transformation pour Renault. Surtout quand on regarde les chiffres. Eh oui, pour une marque généraliste comme Renault, et française qui plus est, il est rare de voir des ventes ainsi. Non, pas le nombre total, mais plutôt les divisions. Depuis le lancement de l’Austral, 44% des modèles vendus étaient de versions haut de gamme (Esprit Alpine) et 80% sont équipées de la motorisation hybride.

Voilà donc qui justifie le succès de l’Austral et justifie sa mise à jour. On chouchoute un produit qui rapporte. Ce faisant, le premier-né de la nouvelle gamme de SUV au losange se devait aussi de rentrer dans les clous en reprenant les codes introduits par le Rafale.
Design familial
Ce faisant, l’Austral dit au revoir à ses optiques en virgule et à sa grande rondouillards, pour se parer d’un ensemble bien plus horizontal et carré. Enfin, on devrait plutôt parler de losange, tellement ils sont présents à tous les recoins. On en trouve dans la calandre, dans les feux, dans la signature visuelle lumineuse et, évidemment, sur le logo. Au cas où vous auriez oublié que l’image de Renault est un losange…

À l’arrière, la mise à jour se veut bien plus discrète. Les optiques s’offrent de nouveaux modules LED plus acérés et le logo deux dimensions est désormais à plat sur le hayon. Pour le reste, Renault présente deux nouvelles couleurs de carrosserie et de nouvelles jantes taillent jusqu’à 20 pouces.
Ibidem, ou presque
Dans l’habitacle, il ne faut pas s’attendre à grand-chose. Renault ajoute de nouveau sièges sportifs, au maintien latéral accru, sur toute la gamme. On retrouve toujours aussi une banquette arrière coulissante (sur 16 cm) et un coffre offrant jusqu’à 575 litres (555 litres l’hybride).

Plus important encore, alors que les facelift sont souvent accompagnés d’un nouveau système d’infodivertissement, ce n’est pas le cas ici. Outre un nouveau thème pour l’instrumentation de bord, on retrouve ce système développé par Google (Android Automotive). C’est dire son avance sur le reste du marché…
L’hybridation en force
Sous le capot, Renault apprend de ses ventes. La boîte manuelle est mise au rebus (sur notre marché), en faveur d’une boîte automatique sur le 4-cylindres de 1,3 litre de 160 ch. L’autre motorisation se passe carrément de boîte conventionnelle, puisqu’il s’agit de l’hybride et de son étrange boîte à crabots.

Cette dernière est d’ailleurs au centre de cette mise à jour, puisqu’elle reprend les dernières évolutions du Rafale. Elle doit ainsi offrir une meilleure réactivité et moins de trou de couple. Elle relie toujours un 3-cylindres turbo de 1,2 litre à un moteur électrique, fournissant ensemble 200 ch et 410 Nm de couple.
Confort accru
Renault ajoute également de vitres avant laminées, des nouveaux rétroviseurs profilés, ainsi que de nouveaux lèches-vitres pour un meilleur confort acoustique. Il y a aussi une nouvelle poulie plus silencieuse sur la partie électrique et des supports moteurs et échappement repensés. Tout cela pour un confort accru et ça s’entend !

Bien qu’on entende toujours le petit 3-cylindres chanter en pleine charge, l’Austral Full Hybrid E-Tech présente un râle bien moins guttural qu’avant. Il est également plus confortable grâce à des nouveaux amortisseurs sur le train arrière. Au final, c’est la différence majeure de cette mise à jour, le confort.
Soif de moineau maintenue
Cela étant, pour être francs, les trous de couple évidents lors des relances sont toujours présents. Comme sur l’Espace et le Rafale. C’est malheureusement un problème mécanique dû à la boîte à crabot qui nécessite un certain temps pour changer de rapport. En conduite coulée, l’ensemble comble ces trous avec les moteurs électriques. Mais en conduite soutenue, la puissance manque.

Qu’à cela ne tienne, cette motorisation n’est pas faite pour la sportivité. Preuve en est : sa soif de moineau. Malgré une conduite soutenue, notre modèle d’essai Esprit Alpine aux grandes jantes termine son parcours de 250 km avec une moyenne de 5,3 l/100 km.
Plat du jour
Après ces évolutions et les augmentations de prix qu’on voit dans tout le secteur automobile, Renault nage quelque peu à contre-courant avec le nouvel Austral. L’entrée de gamme s’affiche à partir de 33 500 €, tandis que l’hybride demandera un minimum de 36 800 €. Voilà qui est moins cher, à motorisations équivalentes, que lors de son lancement en 2022…

Verdict
L’Austral marque un changement dans la philosophie des acheteurs de la marque. Ce faisant, Renault vient appuyer cette évolution avec plus de confort, un design amélioré et une motorisation hybride toujours aussi frugale.
Spécifications
| Moteur | 1,2 litre + moteurs électriques |
|---|---|
| Puissance | 200 pk |
| Couple | 410 Nm |
| Transmission | automatique |
| Entraînement | voorwiel |
| Poids | 1 591 kg |
| Vitesse maximale | 180 km/h |
| Prix du véhicule d'essai | € 42 200 |
| Prix du modèle de base | € 36 800 |
| 0 à 100 km/h | 8.40 sec |
| Consommation moyenne en essai | 5.27L/100km |
| Capacité minimale du coffre | 555 L |
| Capacité maximale du coffre | 1 455 L |
| Émissions de CO2 | 108 g/km |
| Taxe routière | 0 |
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