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Volkswagen débarque en Ouzbékistan par la porte chinoise (pour un marché plus grand que la Belgique)

Pendant que l'Union européenne se creuse la tête sur les bornes de recharge et les cellules de batteries, Volkswagen a trouvé une solution toute simple pour vendre des voitures à moteur thermique : aller dans un pays où on les attend encore à bras ouverts !

L'Ouzbékistan. Oui, vous avez bien lu. Le pays de 38 millions d'habitants, quelque part entre le Kazakhstan (Very Nice!) et le Tadjikistan (euhm ?), a développé ces dernières années une vraie fringale automobile. Les ventes y ont doublé depuis 2021, pour atteindre plus de 461.000 voitures en 2025. Ce qui fait que le pays immatricule plus de voitures que la Belgique. Oui, laissez ça infuser un instant. Volkswagen aussi a repéré cette courbe de croissance et s'est dit : on veut en être.

La Chine comme tremplin...

Ce qui est intéressant dans cette info, c'est la manière dont VW s'y prend. Pas depuis Wolfsburg, mais tout simplement depuis la Chine. Pour la première fois, Volkswagen China gère un marché export de manière totalement autonome et y livre aussi les voitures (rappelons-le, pour un marché plus grand que toute la Belgique !). Les Tiguan L Pro, Passat Pro et Teramont Pro — des modèles que les Européens connaissent à peine — seront bientôt garés dans les allées des familles ouzbèkes.

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Volkswagen Oezbekistan
Pas une vieille guimbarde, mais des versions allongées "China spec" de VW que l'on connaît aussi chez nous

Martin Sander, patron des ventes chez Volkswagen, parle de « pénétrer une région de croissance dynamique », ce qui, en langage de communiqué de presse, signifie à peu près : il y a de l'argent à se faire ici et on fonce. D'ici fin cette année, 13 concessionnaires seront prêts dans le pays, avec l'objectif de doubler ce nombre d'ici 2028.

...une usine à l'arrivée

Pour donner encore plus de poids au projet, on a sorti l'artillerie lourde. Lors d'un forum à Tachkent, le président fédéral allemand Frank-Walter Steinmeier et le président ouzbek Mirziyoyev étaient attablés avec le dirigeant de VW, Robert Cisek. Steinmeier s'est dit ravi que Volkswagen « souhaite être présent en Ouzbékistan aux côtés de son importateur ». Le genre de phrase qu'on sort quand on est simplement content de voir arriver des investissements.

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Volkswagen Oezbekistan

Car une usine est aussi au programme. En collaboration avec le partenaire local Alyans Auto, une ligne de production dite SKD sera lancée à Tachkent : des voitures importées en état semi-fini, puis assemblées sur place. Elle devrait être opérationnelle plus tard cette année. Volkswagen a donc trouvé sa propre réponse aux temps difficiles : pendant que les marchés occidentaux croulent sous la pression de la transition électrique en Europe, VW investit tranquillement de nouveaux marchés. Et ce, via la Chine.

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