Les choses vont vite dans le secteur automobile. Prenez Stellantis. Début 2025, le constructeur annonçait l'arrivée d'un système de conduite autonome baptisé STLA AutoDrive. Mais en août de la même année, ces plans étaient déjà passés à la trappe. Intégrer un tel système dans ses voitures particulières coûterait trop cher, et Stellantis n'était pas certain de pouvoir rentabiliser l'investissement. Cela ne veut pas dire pour autant que le groupe a abandonné toutes ses ambitions autonomes.
Capteurs et LiDARs sur le toit
Stellantis vient en effet d'annoncer un nouveau partenariat avec Wayve d'un côté et Uber de l'autre. Ce dernier nom, vous le connaissez peut-être grâce au livreur de pizzas du coin ou au taxi de Brussels Airport. Wayve, en revanche, évolue dans un autre univers. Ils développent des applications d'IA que Stellantis utilisera pour faire naviguer sa nouvelle « L4-Ready Platform » dans les rues avec plus d'assurance que votre propre mère… Et vous avez bien lu : il est écrit « L4 ». Les véhicules en question rouleraient donc de manière entièrement autonome, sans personne au volant.

N'espérez toutefois pas retrouver ça de sitôt dans votre Fiat 500 ou votre Opel Astra : l'accent est mis sur les taxis autonomes. C'est d'ailleurs la raison de la présence d'Uber dans l'histoire. Uber fournit les clients, Wayve le logiciel et Stellantis les véhicules. Le véhicule en question est pour l'instant un Peugeot Traveller coiffé d'un imposant attirail de capteurs et de LiDARs. Les tests vont commencer, dans l'espoir de pouvoir ensuite déployer ces taxis autonomes au sein du réseau Uber.
Si vous pensez que tout cela reste de la science-fiction : un premier essai pratique est déjà en cours au Luxembourg. Le Peugeot Traveller autonome y est intégré à la flotte de Bolt, avec un logiciel fourni par Pony.ai… Parce que Stellantis ne serait pas Stellantis si tout ça n'était pas un petit peu compliqué.
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