Deloitte, l'un des plus grands cabinets de conseil et de services au monde, a passé la mobilité automobile mondiale à la loupe. L'étude s'appuie sur plus de 28 500 consommateurs dans 27 pays, dont 1 004 Belges, interrogés entre octobre et novembre 2025 sur leurs préférences en matière de voitures et de mobilité. Et cela a livré quelques enseignements majeurs.
Infidélité
Les Belges sont ainsi moins fidèles à leur marque qu'ils ne l'ont jamais été. L'arrivée des marques chinoises, l'électrification avec toute une série de nouveaux modèles et les rapports de force changeants au sein du secteur automobile font que nous changeons de marque plus souvent qu'avant. Résultat : environ la moitié des Belges optent pour une marque différente de celle de leur véhicule précédent.

Et cette marque ferait bien de proposer un modèle à moteur thermique, du moins sur le marché des particuliers. Parmi les répondants belges, 45 % déclarent préférer un moteur thermique pour leur prochain véhicule. Seulement 12 % optent pour un modèle entièrement électrique. Les hybrides s'en sortent avec 21 % (hybrides auto-rechargeables) et 10 % (PHEV's).
Le nerf de la guerre
C'est quand on regarde la répartition par revenus que ça devient vraiment intéressant. Deloitte divise les Belges en trois catégories : hauts revenus, bas revenus et une catégorie intermédiaire. Du côté des moteurs thermiques, ce sont surtout les bas revenus qui les plébiscitent, tandis que l'intérêt pour les VE vient avant tout de ceux qui ont le portefeuille bien garni.

L'intérêt pour un VE est donc directement lié à ton niveau de revenus. Et ce n'est pas illogique. Malgré l'arrivée de VE plus accessibles, surtout cette dernière année, les voitures électriques restent chères. De plus, un VE fonctionne mieux quand tu peux le recharger chez toi. Or, non seulement une borne de recharge coûte évidemment quelques centaines d'euros, mais son installation demande aussi de la place. Une allée, un garage privé… des choses qu'on trouve logiquement davantage chez les Belges plus aisés. Il n'est donc pas surprenant qu'ils envisagent plus facilement le passage au VE.
Le pour et le contre
Deloitte dresse enfin la liste des facteurs qui nous convainquent d'opter pour un VE, et ceux qui nous en éloignent totalement. Le prix, l'autonomie et les temps de recharge restent les principaux arguments avancés par les consommateurs pour ne pas choisir un VE. En revanche, ils apprécient les coûts de carburant réduits, l'impact positif sur l'environnement et les frais d'entretien moins élevés.

Et toi ? Pourquoi choisis-tu d'opter ou non pour un VE ? Dis-le-nous dans les commentaires !
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