Essai

Essai : Nissan Micra – Samouraï japonais au sabre français (2026)

Après les nuages sombres de l'année dernière, le soleil brille à nouveau dans le monde de Nissan. L'une des raisons ? L'arrivée de plusieurs nouveaux modèles, comme cette Micra, qui change totalement son fusil d'épaule : un Samouraï japonais armé d'un sabre français.

Pros

  • Consommation
  • Plaisir de conduite
  • Style distinct, pas une copie de la Renault 5

Cons

  • Espace aux places arrière
  • Visibilité arrière
  • Recharge rapide limitée

De quoi s'agit-il ?

Le soleil qui perce les nuages proverbaux de notre intro, c'est la propre version Nissan de la Renault 5, reine absolue du côté français. Le modèle entame-t-il aussi une campagne de conquête sous pavillon japonais ?

Coq japonais

En effet, la Nissan Micra troque pour la première fois les litres d'essence contre des kWh et repose sur la plateforme de la Renault 5. À première vue, on ne le dirait pas, n'est-ce pas ? Non seulement la Micra arbore un design différent, avec ces phares ronds qui font référence à la quatrième génération du modèle et un jeu de lignes plus arrondi, mais la Japonaise est aussi quelques centimètres plus longue que sa cousine française. Hormis les vitres (sur le pare-brise, par exemple, on retrouve le « coq français » de la R5) et le toit, aucun élément de carrosserie n'a été repris de la Renault 5.

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Nissan Micra

Les batteries, en revanche, sont évidemment les mêmes que celles de la Voiture de l'Année 2025 : une 40 kWh couplée à un moteur électrique de 120 ch, pour 317 km d'autonomie, et une de 52 kWh qui, via le moteur électrique de 150 ch, te mène à quelque 416 km. La charge rapide est, comme pour la R5, plutôt limitée : 80 kW pour la petite batterie et 100 kW pour la grande.

Des boutons physiques !

À l'intérieur aussi, la Micra reprend pas mal d'éléments de sa cousine française : les bons (suffisamment de boutons physiques, le système d'infodivertissement Google, un bouton unique pour couper tous les bips agaçants !), mais aussi les moins bons (espace limité à la banquette arrière, ce spaghetti de manettes à droite du volant, pas de frunk).

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Nissan Micra

Globalement, l'ambiance à bord de la Micra est agréable. Le système Google est rapide, facile d'utilisation et offre un affichage sympa. Les matériaux – surtout à « hauteur de toucher » – sont plutôt doux, et les sièges t'enveloppent bien, prêts à prendre la route.

Regarde maman, sans freins !

Ce qui nous amène directement aux prestations routières de la Micra. Le passage à une architecture 100 % électrique rend la Japonaise évidemment plus silencieuse (chapeau pour l'excellente isolation phonique !), plus souple, mais aussi un cran plus raffinée. La suspension gère bien les différents nids-de-poule et bosses que nos routes belges lui infligent, tout en sachant assurer quand tu montes le rythme, encouragé par une direction un poil plus lourde et plus sportive au toucher.

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Nissan Micra

Le One Pedal Driving, depuis longtemps l'un des points forts des Japonais, fonctionne aussi très bien dans cette Micra. Avec un minimum d'anticipation, tu n'as quasi jamais besoin d'appuyer sur la pédale de frein. En plus, cette régénération au freinage moteur te fait récupérer de l'électricité. L'une des astuces grâce auxquelles la Micra a réussi, lors de notre semaine d'essai dans des conditions plutôt humides et froides, à approcher allègrement les 14 kWh/100 km !

Conclusion

La Nissan Micra est de retour, et pas qu'un peu ! La Japonaise s'appuie sur la Voiture de l'Année 2025 pour écrire un nouveau chapitre : celui d'une citadine compacte agréable à conduire et sobre en consommation. À noter : la Micra coûte toujours un poil plus cher que la Renault 5 (et ne propose pas non plus de version d'entrée de gamme de 95 ch), mais tu obtiens en contrepartie un peu plus d'équipement de série.

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